Evacuation des volontaires du Corps de la paix : L’ambassadeur américain en discute avec la presse

LEFASO.NET | Par Herman Frédéric Bassolé • jeudi 7 septembre 2017 à 00h14min

Suite à la décision du Corps de la Paix d’évacuer temporairement ses 124 volontaires du territoire burkinabè pour raison de sécurité, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Andrew Young, a rencontré les journalistes, ce mercredi 6 septembre 2017 pour s’expliquer. Il était entouré du directeur par intérim du Corps de la paix, Denakpo Julien, et du chef de la section des affaires publiques de l’ambassade, Ken Reuman.

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Evacuation des volontaires du Corps de la paix : L’ambassadeur américain en discute avec la presse

Dans un communiqué de l’ambassade américaine en date du 3 septembre dernier, la presse apprenait l’évacuation temporaire « par mesure de prudence » des volontaires du Corps de la Paix « en raison de préoccupations sécuritaires ». Cette décision qualifiée de « souveraine » par le ministre de la sécurité, Simon Compaoré, qui n’a pas souhaité faire de commentaires le lundi dernier lors de sa rencontre avec les riverains de l’avenue Kwamé Nkrumah, soulève plusieurs inquiétudes au niveau de la population que ces volontaires ont décidé de servir pendant deux ans à travers des projets dans les domaines du développement économique communautaire, de l’éducation et de la santé. Afin de lever le voile sur les différentes inquiétudes, l’ambassadeur américain Andrew Young a rencontré la presse locale et étrangère afin d’apporter quelques explications.

De ses explications, l’on retient que ce n’est pas la première fois dans le monde que des volontaires de la paix sont évacués temporairement. Ayant servi pendant trois ans au poste de premier conseiller à l’ambassade des Etats-Unis au Mali, Andrew Young dit se souvenir que les volontaires dans ce pays avaient été évacués avant d’être réintégrés du fait de la situation sécuritaire. La menace terroriste persistant, ils ont rejoint définitivement les Etats-Unis et le programme a été fermé. Mais à la différence du Burkina Faso, l’ambassadeur américain a rassuré que l’évacuation n’est que temporaire, que le Bureau du corps de la paix restera ouvert et que l’ambassade ne réduira pas l’effectif de son personnel.

La sécurité des volontaires est une priorité « absolue » pour le Corps de la Paix et Andrew Young a laissé entendre qu’une évaluation de la situation sécuritaire est en cours et que les responsables de l’Agence à Washington attendent avec impatience le retour des volontaires au Burkina Faso. Notons au passage que des dires de l’ambassadeur, les volontaires sont en ce moment dans un pays de la sous-région. Lequel ? Les journalistes n’en sauront rien sans doute pour des raisons sécuritaires. Andrew Young a tout de même avancé que cette évacuation ne signifie pas qu’il y a des menaces partout dans le Burkina mais qu’il faut juste être prudent.

Cette évacuation a fait courir des rumeurs sur l’enlèvement d’un chauffeur du Corps de la paix. Dans un français approximatif, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique a rappelé qu’en temps de crise, il y a toujours des informations préliminaires qui circulent et qui sont écartées à mesure qu’une enquête avance car elles ne sont pas vraies. Selon lui, il n’y a pas eu de disparition d’un chauffeur et aucun agent ne manque à l’appel.

« Le Burkina Faso est la pierre angulaire du G5 Sahel », foi de l’ambassadeur américain qui a confié que depuis l’attaque du restaurant Cappuccino, le 15 janvier 2016, la capacité de riposte des forces de défense et de sécurité burkinabè s’est accrue et la population a pu le constater lors de l’attaque du café Aziz Istanbul, le 13 août dernier. Il s’en est félicité et a rassuré que son pays poursuivra sa collaboration avec le pays des hommes intègres tant au niveau de la sécurité, qu’au niveau de la consolidation de la démocratie que du développement équitable.

En rappel, le Corps de la Paix est une agence des Etats-Unis d’Amérique qui a été créée en 1961 par le président John Fitzgerald Kennedy afin de venir en aide aux pays en voie de développement. Les premiers volontaires sont arrivés au Burkina Faso (ex-Haute-Volta) en 1966. Et depuis lors plus de 2075 volontaires ont servi le pays.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

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