Travailleurs licenciés de l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale

dimanche 10 septembre 2017 à 23h30min

Travailleurs licenciés de l’hôtel SOPATEL Silmandé :  La lettre de l’Unité d’action syndicale au ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale

Monsieur le Ministre,

Dans le sens du dialogue social et du respect des normes du travail, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) est intervenue dans la crise née à l’Hôtel SOPATEL SILMANDE et vous en avez été saisi.
Malheureusement, c’est avec regret qu’elle est amenée à vous signifier par la présente sa forte déception au vu de la tournure des évènements. En effet :

1. Le 1er juin 2017, l’UAS a écrit au Président du Faso sur la Crise et vous en a fait ampliation ;

2. Le 11 juin 2017 à Genève, nous avons eu une rencontre sur ce dossier et vous avez pris l’engagement au nom du gouvernement que dès votre retour, ledit dossier sera réglé ;

3. Le 17 juin 2017, les autorités ont été interpellées à travers une conférence de presse ;

4. Le 24 juin 2017, nous vous avons touchés par une correspondance pour solliciter la convocation d’une rencontre tripartite sur cette question ;

5. Le 26 juin 2017 cette rencontre a eu lieu. Côté gouvernement, vous étiez avec Monsieur le Ministre de la Culture et du Tourisme et vos collaborateurs ; Côté patronat, la délégation de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE, de même que celle de l’Association des Hôteliers du Burkina étaient là ; côté syndical, c’était l’UAS. Les deux Ministres après une brève suspension sont revenus nous indiquer des conclusions qui étaient les suivantes : réintégrer tous les travailleurs ; suivre la voie règlementaire pour la gestion des cas ; mettre fin aux revendications dans cette période ;

6. Une marche-meeting d’interpellation des autorités a été organisée par l’UAS le 29 juillet 2017 ;

7. La réception d’une réponse de la direction de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE le 6 septembre à 15h, soit près de deux mois dix jours après l’engagement pris le 26 juin de nous envoyer cette réponse le 27 juin. Plus grave, en parcourant cette réponse, l’UAS constate que le contenu est loin de ce qui a été arrêté le 26 juin 2017. A certains égards, ce contenu est même injurieux à l’égard de l’UAS !

Monsieur le Ministre,

L’UAS vous invite à convoquer, dans les plus brefs délais, une rencontre des parties prenantes pour se pencher sur cette question en vue de la vider définitivement.
En attendant cette rencontre et son aboutissement, l’UAS se dégage de toute responsabilité quant à la détérioration du climat social en lien avec ce dossier, au vu de notre patience et respect mis à rude épreuve. En effet, il nous a fallu faire preuve de responsabilité pour obtenir la suspension d’un sit-in prévu ce 7 septembre 2017 dans les locaux de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE ; ce sit-in étant organisé conjointement par les travailleurs et les Comités de Défense des Acquis de l’Insurrection Populaire.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en notre ferme détermination à faire aboutir les revendications légitimes des travailleurs et à faire respecter les normes du travail !

Ont signé :

Pour les Centrales syndicales :
Le Président de mois

Bassolma BAZIE
Secrétaire Général Confédéral/ CGT-B

Pour les Syndicats Autonomes :
Le Président de Mois

Juste Koumara LOGOBANA
Secrétaire Général / SYNTAS

Messages

  • Les syndicats sont arrivés là-bas aussi !!!! Yaaaaako à SOPATEL Silmandé !!!!
    Quant à vous travailleurs, vous ne savez pas ce qui vous attend !!!

  • Pourquoi soumettre le même dossier en même temps au Ministre en charge du Travail et au chef de l’Etat sans même donner le temps au premier de traiter le problème. La question est très sérieuse et il convient d’épuiser tous les recours appropriés s’il le faut avant d’en appeler au Président de tous les burkinabè. Bon courage aux vaillants travailleurs de SOPATEL.

  • Suivez bien le dossier pour mieux le comprendre. Les Syndicats ont cité toutes les procédures : le 19 mai correspondance du ministère de la culture à silmande, le 29 mai un appel du PM invitant silmande à une rencontre mais échec,le 1er juin écrit de l’UAS au président du Faso etc. Si la direction multiplie demande de rencontre du PM par zéro, quel acteur reste crédible à saisir en dehors du PF ? D’autant que DG silmande dit qu’il connait justice du pays et y aura rien même si les travailleurs y envoie une plainte etc. Burkinabé et patriotes, réveillez vous !

  • Les gens oublient une chose ! La vraie lutte contre le terrorisme passe par la lutte contre lexclavage et l’exploitation ! Tuer des djadistes, c est lutter contre les conséquences seulement !

  • Suivez bien le dossier pour mieux le comprendre. Les Syndicats ont cité toutes les procédures : le 19 mai correspondance du ministère de la culture à silmande, le 29 mai un appel du PM invitant silmande à une rencontre mais échec,le 1er juin écrit de l’UAS au président du Faso etc. Si la direction multiplie demande de rencontre du PM par zéro, quel acteur reste crédible à saisir en dehors du PF ? D’autant que DG silmande dit qu’il connait justice du pays et y aura rien même si les travailleurs y envoie une plainte etc. Burkinabé et patriotes, réveillez vous !

  • Au temps du remplissage recto-verso, des gens pour leurs ventres ont conduit Blaise dans le décor. Ces mêmes personnages sont encore là à induire Roch en erreur. Or un pays est un espace social normalisé. Et celui qui ne peut pas se soumettre aux normes quittent. l’UAS joue toujours son rôle d’interpellation avant qu’il ne soit trop tard : la voie de se rendre justice !

  • Monsieur "Nykap" tout ce qui a été fait comme rappel n’est il pas suffisant pour indiquer l’incapacité des structures inférieures ? Quand un ministre prend un engagement au nom du gouvernement le 11 juin, et cette date jusqu’à l’heure actuelle le problème demeure, que faut-il ? En attendant, un sit-in à été de justesse évité. Qui peut imaginer le climat dans les prochains jours ?

  • Sans polémique, il faut que les institutions républicaines montrent qu’elles fonctionnent et que plus rien n’est comme avant.

  • La solution à tous ces problèmes, c’est oeuvré à instaurer des institutions fortes et l’autorité de l’État.

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