Des journalistes s’imprègnent des questions de genre

LEFASO.NET | Par Soumana A. Loura (Stagiaire) • mardi 23 janvier 2018 à 14h40min

Sur initiative de L’Association des journalistes norvégiens, des femmes journalistes de l’Afrique de l’Ouest ont bénéficié d’une formation sur les questions liées au genre, à l’égalité et à la sécurité. Les bénéficiaires de ladite formation ont, ce 23 janvier 2018, tenu à restituer leurs connaissances à leurs consœurs burkinabè.

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Des journalistes s’imprègnent des questions de genre

Former les femmes exerçant la profession de journaliste aux questions liées au genre, à l’égalité ainsi qu’à la sécurité en vue de leur permettre de faire face à certains problèmes du quotidien, tel a été le but de l’union des journalistes norvégiens à travers le forum international des femmes journalistes qui ont initié une formation au profit de femmes journalistes originaires des pays de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). C’est Dakar, la capitale sénégalaise qui a abrité cette formation.

« Les participantes ont été appelées à se former, à connaitre leurs droits pour mieux assurer leur protection » relate Aminata Sanou de l’Express du Faso qui a subi ladite formation. Mais poursuit-elle « cela nécessite une organisation à travers un front qui regrouperait des journalistes de différents pays ». C’est ainsi qu’à leur tour, les journalistes burkinabè ayant bénéficié de ladite formation, réunissent des consœurs en vue de « restituer les connaissances apprises et procéder à la mise en place d’un point focal qui pourra servir de relais » explique Aminata Sanou.

Des notions telles le harcèlement dont les femmes journalistes sont l’objet seront abordés. « Les femmes seront munies de stratégies en vue de faire face au problème de harcèlement de façon responsable. » Des notions sur les attitudes à adopter sur les zones de conflits ont aussi été inculquées aux différentes participantes.

L’Afrique de l’ouest est une région troublée au plan sécuritaire et les hommes et femmes de médias ont une partition à jouer. « Les hommes de médias sont des acteurs incontournables parce qu’ils sont présents sur les différents théâtres de conflits. » juge Guézouma Sanogo, président de l’Association des journalistes du Burkina (AJB). Si les journalistes interpellés quant à leur manière de traiter l’information surtout pendant les conflits, ils doivent aussi penser à leur sécurité qui dépend d’eux en premier lieu. » Cette formation qui va durer deux (02) jours, sera donc l’occasion de discuter de toutes ces questions pour éclairer la lanterne des uns et des autres.

Soumana Loura
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 24 janvier à 11:21, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Des journalistes s’imprègnent des questions de genre

    - Chers amis journalistes, intéressez-vous aux choses qui peuvent nous tuer tous ici et non à aller glaner quelques perdiems que vous allez vite boire dans la gargotte du quartier !

    Voyez jusqu’à quel point se situent l’irresponsabilité et l’inconscience de certains agents de santé !!! Ces gens s’amusent avec la santé de la Nation ! Le Gouvernement doit être intolérant sur ce point et licencier tous ces agents sans droits et avec poursuite judiciaire. Comment peut-on être si irresponsable jusqu’à ce point pour des querelles de chiffonniers !?? Chers journalistes, lisez ci-dessous un extrait de l’interview du Dr Alfred OUEDRAOGO, SG du syndicat des médecins du Burkina, qui lui-même condamne fermement cet acte ignoble de la part d’agents de santé !! C’est un extrait de l’interview réalisé par votre consoeur Alima Seogo/Koanda dans l’Observateur Paalga du 23 janvier 2017, qui elle-même n’a pas l’air de bien mesurer quelle est la dangerosité d’un tel acte ! Lisez donc :

    ’’Nous appelons alors à l’union sacrée de l’ensemble des agents. La santé est un bien commun, et nous devons travailler à ce que cette santé profite au plus grand nombre. Je voudrais faire cas d’une situation déplorable que nous constatons dans la région du Centre-Est, particulièrement dans le district sanitaire de Pouytenga. Qui connaît cette localité sait que le commerce y est développé. Nombre de commerçants y reviennent du Nigeria avec des marchandises en passant par le Bénin, où l’on a recensé des cas de fièvre Lassa. Cependant des agents de santé, dans ce contexte, bloquent l’information sanitaire sous la bannière d’un syndicat. Ces informations sont pourtant très importantes, car elles permettent aux agents de santé d’alerter le système sanitaire national contre les épidémies. Par exemple, s’il y a un cas de fièvre Lassa au CSPS de Pouytenga et que des agents de santé s’amusent à bloquer l’information y relative sous le prétexte qu’ils ont des problèmes avec l’administration, c’est tout le pays qui est mis en danger. Nous appelons donc ces agents de santé à la responsabilité, à éviter de mettre la vie de 18 millions de personnes en danger du fait de leurs caprices. Il y en a même qui vont jusqu’à demander le départ d’agents affectés dans des districts comme ce fut le cas à Bitou, et bloquent les activités de terrain. Tout cela pour des appartenances syndicales. Dans notre syndicat, nous nous engageons à accepter que tout agent auteur d’indélicatesse soit sanctionné’’.

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 24 janvier à 13:53, par Nassara
    En réponse à : Des journalistes s’imprègnent des questions de genre

    par Nassara

    Cher Kôrô Yamyélé, je ne sais pas si vous avez bien lu l’article de Soumana Loura, mais il n’écrit pas de la fièvre LASSA, qui est familiaire à Ebola. La semaine passée au Bénin deux personnes ont perdu leur vie par cette maladie. Cette fièvre est une maladie transmise par des rongeurs.
    Questions de genre étaient tabou, aussi en Europe et l’Amérique, elles sont toujours tabou en Afrique. Mais dans ce cas on ne parle pas des maladies, mais de développements biologiques. En Europe aussi il est toujours un peu difficile de parler de ces développements et il y a toujours des gens qui n’acceptent pas la diversité du genre. Ce sont seulement les parents qui ont un fils qui a des sentiments pour un autre garçon ou une fille qui aime une autre, ou même un enfant féminin qui veut porter seulement des vêtements de garçon, qui commencent comprendre que c’est une caprice de la nature. Il n’y a pas des médicaments pour changer cette caprice ! Et les enfants qui sont victimes d’une telle caprice ne sont pas malades. Il faut avoir beaucoup respect pour les parents qui veulent supporter ces enfants, car dans le milieu ils ont beaucoup des difficultés.
    C’est un bon développement que des femmes journalistes vont éduquer dans cette égard les hommes !

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