A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

vendredi 13 avril 2018 à 21h58min

« Sankaraship ou le Leadership de Thomas Sankara », c’est le titre provisoire d’un ouvrage co-écrit par Joagni PARE et Modeste N. SOME, un tandem de jeunes Burkinabè qui se sont croisés sur les sentiers de la quête du savoir en République de Chine Taïwan.

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A paraître bientôt :

Rapidement et par-dessus leur sympathies naturelles et réciproques, ils se sont rendus compte qu’ils avaient des sensibilités apparentes par rapport aux questions d’éducation, de leadership, de développement de leur pays le Burkina Faso, et de l’Afrique en général.

Sur le plan professionnel, ils travaillent tous les deux dans le domaine de l’éducation. M. PARE est actuellement enseignant à l’Université de Dayeh à Taïwan. Il est également Directeur du Young African Leadership Program (Programme de Leadership pour les Jeunes Africains) à CONSEQUENTIAM, une organisation qui a pour mission d’attirer, de regrouper, de former et inspirer les jeunes Africains de la diaspora à trouver des idées novatrices pouvant aider au développement de l’Afrique. Quant à M. SOME, il opère dans le volet des politiques publiques en éducation au Burkina Faso. Dans l’entretien qui suit, Joagni PARE parle de leur projet de livre, un livre que la diaspora africaine en Asie attend déjà avec beaucoup d’impatience. Lisez plutôt.

Lefaso.net : D’où, quand et comment vous est venue l’idée d’écrire un livre sur Thomas Sankara ?

J.P. : Dans nos échanges par le passé, mon co-auteur Somé Modeste et moi nous sommes rendus compte que nous avons tous les deux une profonde admiration pour Thomas Sankara à l’image des milliers de jeunes à travers le monde. Nous n’avons pas connu l’homme de son vivant. Nous étions à peine nés quand il a été tué. Par contre nous avons appris à le connaître à travers la lecture, les anecdotes, les vidéos, l’internet, et les artistes d’ici et d’ailleurs qui s’évertuent à perpétuer sa mémoire. Et nous avons compris que pour nous jeunes Africains et Burkinabè en particulier, Thomas Sankara est un symbole dont nous devons reconnaître la valeur, un symbole dont nous devons être fiers, un symbole que nous devons savoir apprécier. Et comme il le disait lui-même à propos de Patrice Lumumba, « Quand je vois des réactionnaires africains contemporains de ce héros qui n’ont même pas été capables d’évoluer un peu à son contact, je les considère comme des malheureux, des misérables qui ont été devant une œuvre d’art et n’ont même pas su l’apprécier ».

En même temps que nous découvrions et analysions les actions de Sankara, nous partagions ces informations avec des amis et connaissances non francophones. J’ai personnellement fait par exemples des exposés sur Thomas Sankara à Taïwan en présence d’un parterre d’étudiants internationaux de plus de trente nationalités différentes. Et croyez-moi, ils étaient tous profondément fascinés par l’histoire de la vie et du combat de l’homme.

Et c’est fort de tout cela donc que nous avons pris la décision de faire connaître Sankara au-delà du monde francophone, c’est-à-dire le faire connaître davantage au monde entier, car c’est quelqu’un qui, au nom de tous les peuples dont la dignité est bafouée, a sacrifié sa vie de façon désintéressée. Il mérite donc d’être connu plus qu’il ne l’est déjà. Et en le faisant connaître davantage aux peuples pour lesquels il s’était sacrifié, nous voulons contribuer à la création d’une communauté de personnes unies. Nous pensons que cela est en adéquation avec le combat à caractère cosmique qu’il a mené ici sur terre.

Lefaso.net : Il y a déjà pas mal de livres sur Thomas Sankara. Concrètement, qu’apporte votre livre comme nouveauté à notre connaissance du président Thomas Sankara ?

J.P. : Notre livre n’a certes pas vocation à remplacer les livres qui existent déjà sur Thomas Sankara. Au contraire, nous complétons et enrichissons la collection de livres sur l’homme, sa vision et l’idéal de société qu’il a voulu bâtir. Mais vous conviendrez avec nous qu’en tant qu’homme, en tant que militaire, en tant que révolutionnaire, et en tant qu’homme d’Etat, on ne peut véritablement pas épuiser les sujets sur Sankara.

L’originalité de notre ouvrage réside essentiellement dans le fait qu’il aborde Sankara sous trois angles très importants. D’abord c’est un livre qui se veut une référence en matière de leadership, une contribution au domaine du leadership en Afrique. Pourquoi ? Eh bien, parce que nous sommes convaincus que le problème de leadership en Afrique aujourd’hui et partout d’ailleurs, est d’ordre culturel. Il n’est pas d’ordre politique. Et nous ne pouvons réellement trouver des solutions durables à ce problème que lorsque nous nous inspirerons de nos valeurs à nous. Combien de dirigeants africains ont spolié au grand jour leur propre peuple après avoir serré la mine et juré devant le même peuple la main sur le Coran, la Bible ou la Constitution de leur pays ? Ils l’ont fait parce qu’ils savaient que rien ne se passerait. Ils savaient que rien ne se passerait parce qu’ils ne croient pas véritablement en ces symboles. Mais leurs conduites auraient été différentes s’ils avaient juré sur les symboles coutumiers de leurs pays. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’il y a quand même des symboles dans nos coutumes et traditions avec lesquels même le plus occidentalisé des Africains n’oserait pas badiner.

La jeunesse africaine d’aujourd’hui a besoin de repères en matière de leadership. Et l’Afrique a aujourd’hui besoin de leaders à l’intégrité irréprochable. Thomas Sankara demeure une des preuves que l’Afrique a produit et peut toujours produire de tels leaders. En matière de leadership, il n’est donc plus nécessaire pour les jeunes Africains que nous sommes d’aller chercher nos repères et nos modèles hors du continent africain. Mais pour cela il nous faut d’abord, nous les Africains, comprendre et accepter le fait que Thomas Sankara fait partie de ces héros africains dont la grandeur et les hauts faits ne doivent et ne peuvent être jetés aux oubliettes. Et comme l’a si bien dit le professeur et politologue camerounais Jean-Emmanuel Pondi, « Nul ne peut entretenir un sentiment de fierté civilisationnelle à l’égard d’un continent tel que l’Afrique dans la négation systématique de la grandeur de ses propres héros et dans l’admiration béate et quelquefois surfaite de ceux des autres continents ».

Deuxièmement, notre livre est un document psychologique qui traite du développement personnel (self-development en anglais). L’homme a une capacité innée à s’auto-réaliser. Mais cette réalisation de soi requiert d’abord la connaissance de soi et surtout l’acceptation de soi, c’est à dire le refus d’avoir honte de soi-même quelles que soient nos circonstances passées ou présentes. Et cela, Thomas Sankara l’a bien démontré. Il l’a démontré à travers sa vision positiviste de la nature humaine. Il l’a démontré par la foi qu’il avait en son peuple. Il a prouvé que notre salut se trouve dans l’auto-développement, et que l’homme peut réaliser tout ce que son esprit peut imaginer à condition justement d’exploiter au mieux les ressources qui sont en nous. Le livre démontrera donc, avec des exemples précis, détaillés et inspirants, comment exploiter de façon minutieuse notre potentiel humain pour un plein épanouissement aux plans individuel et collectif.

Troisièmement enfin, c’est un document qui tente d’analyser Thomas Sankara sous l’angle des stratégies publiques. Cela veut dire que le lecteur trouvera dans ce livre non seulement des outils techniques pour une revitalisation des politiques publiques, mais aussi des suggestions pour la formation d’une nouvelle génération de décideurs publics.

Lefaso.net : Donc on peut dire qu’il s’agira de présenter Thomas Sankara comme un saint, un héros incontesté pour les jeunes Africains ?

J.P. : Il ne s’agit pas de présenter Thomas Sankara comme un saint, un ange ou comme un être parfait qui avait raison sur tous les points. Non ! Un proverbe philosophique le dit bien : « Il n’est homme ni chose sans son défaut et souvent ils en ont deux ou trois ». A ceux qui seront donc tentés de voir en Sankara un saint, nous leur rappelons tout simplement ces propos sagaces de Nelson Mandela : « N’oubliez pas qu’un saint est un pécheur qui cherche à s’améliorer ». Tout être humain a des défauts, et Thomas Sankara n’est pas une exception. Il avait ses défauts ; il avait commis des erreurs, peut-être beaucoup d’erreurs, mais à la seule différence qu’il préférait l’autocritique à l’autosatisfaction. Il avait l’intention de développer l’Afrique, il avait à cœur le bien être de son peuple, il avait foi en son peuple, il aimait son peuple, et il avait volontairement payé de sa vie cet amour qu’il avait pour son peuple. Dans ce livre, il s’agit plutôt d’aller au-delà d’une simple biographie pour expliquer clairement en quoi Thomas Sankara peut servir de repère, de modèle pour la jeunesse africaine en matière de leadership. Et cela, nous allons le faire en décrivant l’homme tel qu’il a été et tel qu’il a vécu, c’est-à-dire en prenant en compte ses forces tout comme ses faiblesses.

Lefaso.net : Concrètement, qu’est-ce que ceux qui ont connu et côtoyé Thomas Sankara pourraient attendre ou apprendre de votre livre ?

J.P. : Le recul et l’analyse pertinente qui va au-delà de simples récits ; et surtout la mise en perspective des actions de Sankara avec les réalités socioéconomiques, culturelles et politiques contemporaines. Nous espérons que tous ceux qui liront ce livre pourront mieux cerner l’homme et cela suscitera le partage de détails qu’ils avaient peut-être jusque-là jugés inutiles. Ils pourront, à travers leur critique de l’ouvrage, aider à avoir une meilleure compréhension de l’homme et au mieux un profond respect pour lui.
D’ailleurs, nous tenons à souligner que ce livre est le fruit du soutien de beaucoup d’aînés qui ont connu ou côtoyé Thomas Sankara de son vivant. Ils nous ont aidés avec des témoignages très intéressants, et nous profitons de votre portail pour les remercier. Nous encourageons également toutes les bonnes volontés à nous envoyer leurs anecdotes et témoignages (positifs et/ou négatifs) sur Sankara ou la période révolutionnaire pour contribuer à l’enrichissement de ce document.

Lefaso.net : Votre livre est intitulé provisoirement « Sankaraship ou le Leadership de Thomas Sankara ». D’où vient ce terme « Sankaraship » ? On n’en avait jamais entendu parler.

J.P. : Effectivement, le terme « Sankaraship » n’existait pas. Mais il existe aujourd’hui parce que nous avons osé l’inventer. C’est nous-mêmes qui l’avons créé il y a de cela trois ans déjà, et nous sommes convaincus qu’il intégrera bientôt le dictionnaire. Le terme Sankaraship est une juxtaposition de deux constituants : Sankara + ship. Le premier - (Sankara) - se réfère au nom du président Thomas Sankara, et veut dire tout simplement « leader » ou « capitaine ». De toutes les façons, Thomas Sankara était à la fois capitaine et leader. L’autre constituant - (ship) - est un mot anglais qui veut dire « navire ». Le message est donc clair et simple lorsque vous associez les deux constituants : Sankara était le capitaine (leader) d’un navire. Et ce navire, c’était le peuple Burkinabè, c’était le monde des peuples exploités, c’était le monde des femmes doublement exploitées, c’était la masse des assoiffés de justice. Par « Sankaraship », il faut donc entendre leadership ; mais un type particulier de leadership dont les pratiques et principes ont été incarnés par le président Thomas Sankara. Et ces principes, nous allons les énumérer, les détailler et les expliquer afin qu’ils puissent être enseignés dans nos écoles et partout ailleurs. Pourquoi ? Parce qu’en dehors du souci de rendre à l’homme un hommage à la hauteur de sa stature, mon co-auteur et moi-même avons créé ce terme « Sankaraship » pour exprimer notre souhait de relancer un mouvement, un courant de pensée structurée qui peut non seulement s’étudier et s’enseigner, mais aussi guider et orienter surtout l’élite africaine sur les plans socioéconomique, culturel et de leadership.

Lefaso.net : En clair, qui est votre audience cible ?

J.P. : Nous ciblons de façon générale toute la communauté des lecteurs à travers l’Afrique et le monde parce que le combat de Thomas Sankara était planétaire. Mais nous ciblons particulièrement la jeunesse, les chercheurs, les penseurs et idéologues et tous ceux soucieux du développement de l’Afrique mais en mal de repère. Il existe certes beaucoup d’idéologies sur les meilleures voies de développement de l’Afrique. Mais Thomas Sankara et les pères de la RDP ont eu le mérite inégalé de joindre l’idéologie à la pratique, une pratique qui a fait ses preuves et continue de susciter la curiosité partout. Ensuite nous ciblons les acteurs du développement et tous ceux désireux de se former en leadership social, politique, entrepreneurial ou managérial. Enfin, étant donné que le message du livre est applicable également au domaine du développement personnel, ce livre sera d’un grand apport à tous ceux qui cherchent une nouvelle manière de se gouverner, à tous ceux qui ont soif d’être les architectes de leur propre bonheur.

Lefaso.net : On sait que Sankara est une figure politique. Devrait-on voir dans ce livre un engagement politique ?

J.P. : Si par engagement politique il faut entendre « être actif au sein de la polis, la cité », eh bien nous le sommes. Tous les jeunes Burkinabè le sont. C’est d’ailleurs ce qu’ils ont démontré en 2014. Ils n’étaient pas forcément affiliés à des partis politiques. Mais leur engagement était politique parce que mû par leur conscience de la nécessité de défendre les intérêts de la nation, d’améliorer leurs conditions de vie. On n’a pas forcément besoin de s’engager dans un parti politique ou un syndicat pour servir la nation. Toute forme d’expression protestataire non affiliée dans le but de faire évoluer les choses à l’échelon local, national ou international est, à notre avis, un engagement politique.

Lefaso.net : Il existe des partis politiques d’obédience sankariste au Burkina Faso. Quels sont vos rapports avec les leaders de ces partis politiques ?

J.P. : Nous n’avons aucun rapport particulier avec tel ou tel parti politique au Burkina Faso. Nous nous considérons tout simplement, à l’instar des millions d’Africains, comme des héritiers de Sankara. Et à ce niveau il y a une chose que nous ne devons pas oublier : Sankara n’était pas un politicien. Il était un homme d’Etat. Et comme quelqu’un l’a si bien dit, « La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est que le premier pense à la prochaine élection tandis que le second pense à la prochaine génération ». Le combat de Thomas Sankara était pour le bonheur de notre génération et des générations à venir. La preuve est que tous les problèmes dont il avait fait son cheval de bataille et qui lui ont finalement coûté la vie, sont toujours d’actualité aujourd’hui : la question de la dette, celle de la femme, la protection de l’environnement, l’Union Africaine, la justice, l’éducation du peuple, etc.

Lefaso.net : Alors, à quand exactement le livre ?

J.P. : Eh bien, disons que nous travaillons sur ce livre depuis trois ans déjà et en ce moment nous sommes à la phase de finalisation consistant à raffiner certaines idées et à mettre à jour certaines informations. Mais comme nous l’avons dit antérieurement, toutes les bonnes volontés qui désireraient participer à l’enrichissement de ce livre peuvent toujours nous faire parvenir leurs anecdotes et témoignages (positifs et/ou négatifs) sur Sankara ou la période révolutionnaire. Nous encourageons également toutes les bonnes volontés à nous envoyer leurs anecdotes et témoignages (positifs et/ou négatifs) sur Sankara ou la période révolutionnaire pour contribuer à l’enrichissement de ce document. Ils peuvent nous écrire à l’adresse e-mail : joagnipare@yahoo.fr

Nous espérons pouvoir présenter ce livre au moins d’ici la fin de l’année 2018. Mais après tout nous aimerions saisir l’opportunité d’une date historique comme le 4 août (date de la renaissance de notre pays), le 15 octobre (date de l’élimination physique de Sankara), le 21 décembre (date de naissance de Sankara), ou le 31 octobre (date de la « résurrection » de Thomas Sankara à travers la victoire de son peuple uni autour d’un même crédo : La patrie ou la mort nous vaincrons !)

Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 13 avril à 17:42, par sheiky
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Tous mes encouragements à ces jeunes. Pour rebondir à la question du journaliste sur la sainteté éventuelle de Sankara, on voit beaucoup de ce type de remarque quand on parle de l’homme. c’est faire preuve de naïveté que de vouloir le classer dans cet ordre. C’était avant tout un militaire et un spécialiste commando en plus. Aucun homme n’est parfait sur terre et plus encore un dirigeant. Mais quand on analyse sa vision, son patriotisme, son engagement et son humanisme, il devance de très loin la majorité de ses contemporains. Si des dirigeants pouvaient s’inspirer de ses qualités et éviter ses défauts, on va progresser très rapidement en Afrique. c’est en cela qu’il est un modèle.
    J’apprécie également la clairvoyance de l’interviewé quand il dit "Sankara n’était pas un politicien. Il était un homme d’Etat. Et comme quelqu’un l’a si bien dit, « La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est que le premier pense à la prochaine élection tandis que le second pense à la prochaine génération ». Le combat de Thomas Sankara était pour le bonheur de notre génération et des générations à venir.}

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  • Le 13 avril à 18:10, par FAYAMA
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    COURAGE LES GARS !!! vivement que votre livre apparaissent dans les rayons des librairies et des bibliothèques !!! nous avons hâte de le déguster !!! vive Thom Sank !!!

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  • Le 13 avril à 18:56, par Paul Sylvain Paré
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Toutes mes félicitations pour cette parution que je ne tarderai pas à découvrir...Je suis hors du pays et je t’en parlerai par email. En.tout cas toutes mes encouragements....Bon San (samo) ne saurait mentir !!!!

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  • Le 13 avril à 19:35, par Truth
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Courage frère. Vous avez osé faire ce que beaucoup n’ont pas pu. Je reste admiratif devant votre courage et détermination a apporter une pierre a la construction du Faso dont Sankara en avait fait son cheval de bataille. Bon courage pour la finalisation de ce livre ! Je vous suggérè toutefois d’utiliser Gmail en lieu et place de Yahoo car le premier est plus professionnel.

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  • Le 13 avril à 19:38, par Insurescroquerie
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Arrêtez de nous distraire, car Sankara seul croyait à son idéal ; tout le reste n’est que folklore et escroquerie malsaine. Non aux insurrescrocs.

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  • Le 13 avril à 20:07, par Guy Roland
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Félicitations à ce tandem pour cette pertinente initiative.C’est une fierté de vous lire ! Vivement la parution de ce livre pour régaler tous ces héritiers de l’icône Thomas SANKARA. Chapeau !

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  • Le 13 avril à 22:34, par KIENDREBEOGO issaka tel 70189806
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Bravo pour votre leadership qui parle d’un grand leader,jai nommé thomas isidore sankara ; il faut cela aux jeunes générations de susciter une révolution culturelle et industrielle en afrique. SANKARA était un anti-imperialiste convaincu et un défenseur de la cause des exploités de la planète ; il nous faut attendre encore un demi siècle pour trouver cet oiseaux rare ? Pauvre afrique qui a déjà connue toutes les misères du monde ( traite des noirs, colonisation, néocolonialisme, impérialisme,mondialisation ect......) réveillons nous jeunesses d’Afrique ; au combat pour la liberté et le développement. L’Afrique ou la mort, nous vaincrons.

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  • Le 14 avril à 07:11, par Karim Ouedraogo
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    BRAVO et tous mes encouragements à ces deux jeunes compatriotes ! Interview limpide et très intéressante. J’ai vraiment hâte de lire ce livre. Je ne vous connais pas, mais à vous lire, je suis convaincu que vous avez non seulement la passion, mais aussi le courage, l’inspiration et la capacité de produire un ouvrage au contenu riche et utile à la jeunesse africaine. Courage à vous !

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  • Le 14 avril à 07:29, par Rita Kombelem
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    HUMM ! Même en Chine au pays des “hin han hon” l’esclave maîtrise toujours bien la langue de Molière ! Si tu continues comme ça tu auras la chance d’être affranchi bientôt. En tout cas très belle initiative ! Et l’idée de vous associer pour écrire ce livre est déjà un message très fort que vous envoyez à la jeunesse : c’est ensemble, dans la collaboration et la conjugaison de nos efforts que nous pouvons faire de grandes oeuvres. Et a vous lire, je suis convaincu que votre ouvrage connaîtra un succès massif. Vraiment toutes mes félicitations et beaucoup de courage à vous !

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  • Le 14 avril à 08:08, par Ka
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Que pourrai-je qualifié votre courage de parler d’un mythe qui était le messie pour un continent du nom de Thomas Sankara ? Pourtant, je vous envi tous les deux, car si 5% de ceux qui ont les objectifs du fils de l’Afrique dans leur mémoire agissaient de la sorte, le continent avec ses décideurs rêveront la copie de leur comportement. Comme le disait Sartre, ‘’’’l’intellectuel est celui qui refuse d’être le moyen d’un but qui n’est pas le sien. Il est donc celui qui récuse l’injustice et l’illogisme. Il doit au contraire être un défenseur de l’Homme, un vrai militant du progrès, et vous l’êtes si la sortie prochaine de vos écris sont convaincants.’’’’

    Thomas Sankara n’aimait pas le leadership : Tout dont il voulait, est que les acteurs capables de faire avancer le continent, qu’ils soient jeunes ou vieux, sachent que le passé n’est pas une maladie honteuse, mais il est préférable de soigner l’avenir pour la génération future : C’est pourquoi durant sa courte vie, Thomas Sankara n’a cessé de dire aux dirigeants Africains d’avoir le courage politique de rompre franchement avec ce qui a fait son temps, pour autoriser l’exploration d’autres voies susceptibles d’ouvrir un véritable dialogue entre les peuples.

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  • Le 14 avril à 09:06, par Exacte
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Bravo ! en vous lisant je crois que vous êtes éclairés par le même faisceau qui illuminait Thom sank. Vous avez le soutien de tous ceux qui croix au développement de l’ Afrique.

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  • Le 14 avril à 09:19, par Abdou
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Tous mes encouragements à ses auteurs. Nous attendons promptement ce livre.

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  • Le 14 avril à 11:43, par La victoire
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    L’invention ne doit pas être seulement technologique. Oser inventer des mots, murir en mettre en circulation des idées, se battre pour une pensée originale nous sont nécessaire au Burkina Faso et en Afrique pour une prise en charge intellectuelle de notre développement.
    Chapeau bas aux ’’ sankarashipistes ’’.

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  • Le 14 avril à 14:35, par KONE
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Le Burkina Faso a besoin d’être dirigé par des hommes intègres dignes de respect d’éthiques de déontologie et de patriotisme en la manière THOMAS SANKARA qui a donné sa vie pour sa patrie en lieu et place de tous ceux qui pie la patrie qui opprime la patrie et qui bâillonnent la patrie .
    Le règne véritable du vrai leader Burkinabè c’est de mettre en avant la justice sociale pour tous et l’équité qui est la répartition équitable des fruits de la croissance économique .Dans un pays enclavé arriéré et agricole il faut mettre l’accès sur produire et consommer Burkinabè , la rigueur dans la lutte contre la corruption l’impunité l’affairisme le parentalisme et l’ethnocentrie en mettant l’accès sur le patriotisme la camaraderie en lieu des distinction éthiques régionales qui fragilisent les efforts globaux et divisent le pays contre lui-même nous sommes tous Burkinabès un point il ne sert plus de faire encore des distinction ethnique et régionale nous avons tous pour mission d’apporter chacun sa modeste contribution a la recherche quotidienne d’un mieux-être des burkinabés de continués au progrès économique et social de tous .Dans un contexte environnemental caractérisé par une mondialisation sans cesse croissance qui certes n’est pas a priori favorable pour les pays comme le nôtre du point balance des paiements et balance commerciale chroniquement déficitaires , nous devons travailler ensemble dans une synergie d’action a bâtir des compétence dont la mondialisation a besoin pour être compétitif au plan mondial en réfléchissant global et en agissant local c’est examiner les besoins insatisfaits ou mal satisfaits dans le monde les opportunités au monde pour le Burkina Faso comparé cela avec nos potentiels en terme de force et faiblesse
    Il conviendra de mettre en œuvre un environnement des affaires assez propices et promoteurs pour l’expansion des exportations a même de faire des entres de devises dans notre pays mais d’etre plus compétitifs par rapport aux autres pays et nations en terme d’avantages concurrentiels durables et défendables pendant longtemps. il faut donc toujours innover comme le disait Thomas Sankara a l époque je cite « son geni créateur libéré, le peuple voltaïque est capable de construire lui-même et de ses propres mains les fondements matériels de son avenir, c’est pourquoi notre combat quotidien vise a débarrasser de notre peuple tous ceux qui l’on exploité opprimé , réprimer , bâillonnés , camarades malheur a ceux qui bâillonnent leur peuple camarades la patrie ou la mort nous vaincrons « il faut coute que coute combattre avec la dernière énergie la corruption et les crimes économiques et humains dans toutes les sphères de la vie économique et social en commençant par donner l’exemple même au niveau des gouvernants afin que le peuple suive comme le faisait thomas sankara et son gouvernement qui chacun roulait dans une véhicule modeste R 12 et le préfet en yamaya 100. Il avait de la passion pour voir son peuple réussir et améliorer ses conditions de vie en témoigne les cités anII et an iv DE LOGEMENT qui font jusque-là la fierté des populations de la classe moyenne et non les multiples propriétés d’une classe riche issue du pillage des ressources de l’états et du peuple actuellement si nous voulons faire la comparaison entre biens investis et les revenus déclarés de certains fonctionnaires comme la transition l’avait voté comme loi . il faut que nous travaillons a faire prévaloir la transparence et la justice dans l’acquisition des biens du peuple.
    Nous devons promouvoir le secteur de l’agriculture en le modernisant a travers la transformation en développant l’entrepreneuriat agricole destinés aux marchés extérieurs former les jeunes et les femmes en entrepreneuriat et le leadership créer un cadre macroéconomique propice a l’émergence de ce secteur . il faut que les burkinabés reprennent confiance en eux-mêmes connaitre les enjeux et defis de la mondialisation connaitre nos ressources et potentialité naturelles a même de compatir au plan mondial développer rapidement le commerce mondial en renversant le volume des importations en faveur des exportations susceptible d’apporter des devises dans le pays . veiller a ce que aucun produit ou matière première de base ne sorte du pays sans une moindre transformation visant a créer pour les burkinabés des valeurs ajoutée tel que le coton. nous devons nous adapter vite aux mutations profonde d’un monde assez globalisé complexe égoïste et sans pitié qui ne regarde que ses intérêts et non la misère des autres . C’est pourquoi il convient de s’unir en tant que fils et fille du pays pour mieux affronter ses nouveaux défis et non partir en rang dispersé.

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  • Le 14 avril à 16:44, par GUIBILA Oumarou
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Franchement je commence à croire à ce fameux passage : tué un Sankara aujourd’hui et mille Sankara naîtront demain. Courage à vous. Qu’Allah vous accompagne !

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  • Le 14 avril à 17:50, par Ka
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Merci a l’internaute X9 d’éclaircir a ‘’’l’Insurescroquerie’’’ qu’aujourd’hui plus qu’hier, le mythe Thomas Sankara est plus vivant que jamais. Thomas Sankara le grand idéologue et fils de tout l’Afrique, a défié le temps à tel point qu’aujourd’hui, est devenu un vrai chemin pour beaucoup des Burkinabé et des jeunes Africains. Même si nous constatons que ses idées sont toujours célébrées, Thomas Sankara n’a apparemment pas encore un vrai héritier politique à sa taille, capable de chausser ses bottes et se hisser à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités. Mais nous avons l’espoir que celle ou celui qui sera son vrais héritier viendra des personnes comme ces deux personnes qui veulent nous prouver que le mythe Thomas Sankara est toujours vivant parmi nous.

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  • Le 15 avril à 10:56, par Maria de Ziniaré.
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Bravo pour ces jeunes Burkinabè qui osent quitter les sentiers battus des politiciens Sankaristes qui se crêpent les chillons sur la dépouille politique de l’homme, pour revisiter Sankara à l’aune du développement personnel et du leadership. En cela déjà vous êtes des Sankaristes car vous oser réinventer l’avenir en proposant particulièrement à la jeunesse des outils modernes de se prendre en charge dans ce monde complexe globalisé où la clairvoyance le bon sens et l’anticipation sont des ingrédients pour réussir. Modestement je vous conseillerais pour être en phase avec votre temps de ne pas oublier la version digital du livre lors de la mise sur le marché.

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  • Le 15 avril à 17:56, par Bantchandi
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Merci !!! Merci !!! Je voudrais tout de même que votre œuvre soit un peu critique sur les failles et les tare de la Révolution d’Août 83, afin de ne pas laisser la placer à des usurpateurs de falsifier, l’histoire. SVP faites le décompte des morts des 4 ans de la Révolution d’Août 83 et celui des 27 ans du régime de Blaise COMPAORE, qu’on en finisse une fois pour toute avec les plaisantins de mauvais acabit, parmi tant d’autres comme ce gradé de l’armée burkinabè un certain Compaoré qui se sert des Écritures Saintes de la Bible pour diaboliser SANKARA Thomas Isidore Noël alias STIN.

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  • Le 16 avril à 08:46, par Martine NIKIEMA
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Félicitations à vous et courage pour la suite. Que ce livre voie vite le jour

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  • Le 16 avril à 10:17, par aff
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Tenez-vous bien personne ne peut diaboliser Sankara. C’est Dieu le Tout-Puissant qui l’a élevé. Son assassin a tenté pendant plus de 30 ans de le diaboliser sans succès, et finalement, c’est lui-même qui ressemble au diable aujourd’hui au regard de son passé très récent à la tête de son pays où il est vomi comme un pestiféré. Sankara n’était pas parfait, il avait ses défauts et il était un pêcheur comme il l’a toujours reconnu, mais un homme comme lui, il faut encore attendre quelques siècles. Au passage, merci d’avoir recadré l’internaute n°5 qui ne croit même pas en sa personne. Vous les reconnaîtrez partout par leurs post, rien que des injures ; l’avantage c’est que ça permet de les détecter facilement.

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  • Le 17 avril à 01:55, par Achille
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    Bonsoir, merci d’avance à vous mes frères, le nombre d’oeuvres sur notre Président visionnaire s’augmente de jour en jour, j’espère qu’on va en tirer profit de son contenu. Aussi je peux me permettre comme vous êtes dans la collecte d’information , je ne sais pas si vous etes déjà sur la piste sinon je vous dirrige vers le site web www.thomassankara.net , un site qui regorge assez d’oeuvres sur la RDP, Sankara et ses hommes. Aussi dans le dernier livre de Bruno Jaffre sur les discours du Président Sankara " La liberté contre le destin " vous trouverez des analyses objectives de Bruno Jaffre sur les différents discours du Président Sankara.
    Pour finir, je vous encourage et vous souhaite de bien finir votre oeuvre. Achille LM.

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  • Le 17 avril à 11:45, par Moussa SINON
    En réponse à : A paraître bientôt : "Sankaraship ou le leadership de Thomas Sankara". Les auteurs expliquent

    « Combien de dirigeants africains ont spolié au grand jour leur propre peuple après avoir serré la mine et juré devant le même peuple la main sur le Coran, la Bible ou la Constitution de leur pays ? Ils l’ont fait parce qu’ils savaient que rien ne se passerait. Ils savaient que rien ne se passerait parce qu’ils ne croient pas véritablement en ces symboles. Mais leurs conduites auraient été différentes s’ils avaient juré sur les symboles coutumiers de leurs pays. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’il y a quand même des symboles dans nos coutumes et traditions avec lesquels même le plus occidentalisé des Africains n’oserait pas badiner. »

    J’ai hâte à votre livre !
    D’avance merci.

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