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Showbiz : « C’est l’heure de nous réveiller » d’Anathé, une œuvre pour édifier le peuple de Dieu

Accueil > Actualités > Culture • • vendredi 13 avril 2018 à 13h20min
Showbiz : « C’est l’heure de nous réveiller » d’Anathé, une œuvre pour édifier le peuple de Dieu

Bercé dès le bas âge dans des mélodies religieuses, Anathé (Blaise Anathé à l’état civil) fait son entrée sur la scène avec un opus évocateur « C’est l’heure de nous réveiller », fort de six titres chantés en mooré, français et en mina (une langue du Togo). La sortie officielle de l’œuvre a eu lieu dimanche, 25 mars 2018 à Ouagadougou via une conférence de presse suivie d’un concert. C’était sous le patronage du pasteur Luc Tapsoba (pasteur principal de l’Eglise AD du château) et le parrainage de Rock Donatien Nagalo (directeur général du groupe ABNCO).

Avec son registre tradi-moderne, Anathé fait une combinaison à merveilles du liwaga (rythme du terroir) et de la musique moderne. La musique et Blaise Anathé, c’est bien une histoire, un parcours, faits de persévérance et de foi. Ce qu’explique bien son professeur de musique, Vincent de Paul Sawadogo. « Anathé est un vrai battant et croît à ce qu’il fait. Au début, en 2003, son timbre vocal n’encourageait pas … et quand je parlais, je sentais qu’il était découragé, mais le lendemain, il était-là, prêt à travailler. (…). C’est à force de croire et de persister que cette œuvre a été possible », revit le spécialiste, affirmant avec légitime fierté : « Il voulait vraiment travailler. Même les grands artistes confirmés n’ont pas sa force d’esprit ».

Avec un jugement beaucoup profane, les nombreux fans, parents, amis et connaissances qui ont pris part à cette instance de dédicace n’ont de cesse crédité l’artiste de valeurs intrinsèques, synonyme d’une belle carrière en perspective.
Styliste-modéliste, ce jeune togolais né à Ouagadougou n’était pourtant pas prédestiné à la musique. Mais, son option va le conduire dans les années 2000 dans le célèbre orchestre, « les dernières trompettes » où il se fait des côtes artistiques importantes. A cela, s’ajoute sa présence active dans les activités de la communauté, où dirige la louange au sein de l’église qu’il fréquente et où il est d’ailleurs membre actif de la chorale mixe mooré.

« Au-delà des activités de l’église auxquelles il est fidèle, fervent servant, et de sa profession de couturier-modéliste, Anathé trouve le temps de travailler sur ses propres compositions. Il côtoie les hommes du milieu, musiciens instrumentistes, ingénieurs de son, arrangeurs, etc. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de plusieurs studios d’enregistrement musical et décide de travailler avec quelques-uns sur son projet de musique. Entre autres, les studios Zèbre, Saphir et K. Music ont apporté leur touche à la réalisation de l’album que l’artiste a baptisé ’’c’est l’heure de nous réveiller ", révèle le staff de l’artiste.

Auteur, compositeur, instrumentiste et interprète. « Anathé est issu d’une famille de chrétiens catholiques, d’où il s’est converti à l’âge de treize ans et fréquent l’Eglise AD du Château jusqu’à ce jour », confie également son équipe de presse.
C’est dans cette ambiance donc que l’artiste offre au public, son opus de six titres, une autoproduction enregistrée en semi-live. Une œuvre qui aborde plusieurs thématiques religieuses et de la vie en société.

L’artiste, Anathé, entouré de son professeur de musique, Vincent de Paul Sawadogo (à sa gauche) et du responsable à la communication, Théodore Yameogo

Ainsi, dans « Jésus yaa viim nabiiga », Anathé rappelle que c’est Jésus qui est le chemin, la vérité et la vie et nul ne vient au père que par lui. « Jésus décharge les fardeaux de ceux qui sont fatigués. Venez à lui afin d’avoir la vie éternelle », lit-on à travers cette chanson. Dans le titre intitulé « Bi yamb n gué yi n gué », l’artiste part d’une expérience professionnelle personnelle pour partager une leçon de vie. « En tant que couturier, un jour, j’ai pris un travail et je n’ai pas pu honorer le rendez-vous. La nuit, j’entendis une voix qui me dit : si tu veux réussir dans tout ce que tu entreprends, fais-en sorte que ton oui soit oui et que ton non soit non. Dites la vérité comme la parole de Dieu nous le demande », recommande l’artiste.

« Louer Dieu » est une autre chanson par laquelle, Anathé rappelle que Dieu est digne d’être loué. « Ma douleur en bien » parle de ce croyant catholique (son expérience personnelle) qui rend grâce à Dieu d’avoir transformé sa douleur en bien. « Il est celui qui fait du pauvre une source de bénédictions », conclut-il. « Bénis les mariés » qui se veut un hommage aux nouveaux mariés et rappelle dans le même ordre d’esprit que « ce que Dieu a uni, personne ne peut le séparer ».

Quant au titre éponyme, « c’est l’heure de nous réveiller », il est une interpellation aux hommes sur la nécessité de ne pas dormir car, « notre ennemi ne dort pas ».
« C’est l’heure de nous réveiller » est désormais disponible dans les discothèques pour un prix de 2 000 FCFA le CD.

Suivre l’artiste Anathé via également :

- Page Facebook officielle de l'...

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