Journée internationale de la jeune fille : Les paires mises à contribution pour lutter contre les grossesses précoces en milieu scolaire au Burkina

LEFASO.NET | Yvette Zongo • mercredi 10 octobre 2018 à 22h34min

Plan international a commémoré, ce mercredi 10 octobre 2018 à Ouagadougou, la Journée internationale de la jeune fille. Placée sous le thème « Non aux grossesses précoces à l’école, c’est pour cela que nous prenons des rôles de pouvoir », cette journée a été marquée par une conférence en ligne à laquelle ont participé des jeunes filles des régions du Centre, du Centre-Est, du Centre-Sud et du Sud-Ouest sur ladite question.

Journée internationale de la jeune fille : Les paires mises à contribution pour lutter contre les grossesses précoces en milieu scolaire au Burkina
Dans le cadre de la célébration de l’édition de 2018 de la Journée internationale de la jeune fille, Plan international Burkina a organisé, ce mercredi 10 octobre à Ouagadougou, une conférence en ligne sur le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire. Une vidéoconférence animée par les jeunes filles a permis de présenter la situation du phénomène dans quatre régions du Burkina Faso (Centre, Centre-Est, Centre-Sud et Sud-Ouest). Ainsi, à cette occasion, les jeunes filles ont incarné le rôle des différents responsables du pays (représentante résidente de Plan international Burkina, présidente de l’Assemblée nationale, ministre de la Santé et ministre en charge de l’Education nationale) pour simuler des prises de décisions dans la lutte contre les grossesses précoces en milieu scolaire.

Dr Fatoumata Haidara, directrice de Plan international pour le Sahel

Un fait qui, selon la directrice de Plan international pour le Sahel, Dr Fatoumata Haïdara, a permis de les mettre à contribution afin de lutter contre le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire. « Nous voulons le leadership et la légalité pour ces jeunes filles. Et en les mettant dans le rôle des grands leaders comme les présidents, les directeurs pays, les présidents d’Assemblée nationale, etc., cela leur permettra d’être initiées et aussi de montrer qu’elles sont capables de jouer ce rôle », a souligné la directrice pour le Sahel. Et d’ajouter que c’est aussi un moyen de permettre à ces jeunes filles d’être des ambassadrices et des modèles pour les autres.

Yaouba Kaigama, représentant Résident de plan inetrnational Burkina (gauche) à coté de Edith Sawadogo, dans le role du représentant Résident pendant la conférence en ligne (droite)

Pour celle qui a joué le rôle de la représentante résidente de Plan International, Edith Sawadogo, « ce fût un grand plaisir d’animer cette vidéoconférence entre les quatre régions concernées, qui a permis de parler d’une question préoccupante ». A l’en croire, entre 2012 et 2017, sur le plan national, le Burkina Faso a enregistré 6 746 cas de grossesses précoces en milieu scolaire. C’est donc une question dont il faut discuter avec toutes les couches sociales, surtout avec les jeunes filles, afin de trouver des solutions.

Pour le représentant résident de Plan international Burkina, Yaouba Kaigama, la question des grossesses précoces en milieu scolaire est une préoccupation fondamentale sur laquelle son institution travaille avec différents partenaires depuis des années. « Et nous continuerons avec l’appui de ces jeunes filles pour éliminer ce fléau », dit-il.

Représentants de Plan international Burkina de Ouagadougou et des différentes régions présents à la conférence en ligne sur le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire

Par ailleurs, Fatoumata Haïdara a indiqué que le message central de cette Journée internationale de la jeune fille, « c’est d’inviter toute la société à investir dans l’éducation de la jeune fille, parce qu’à travers leur éducation et en les supportant dans leurs familles et communautés, les questions de développement dans le monde seront maîtrisées ».
Et au-delà de cette activité ponctuelle, Plan international organise, de façon constante, des activités courantes pour appuyer les jeunes filles afin d’éviter les grossesses précoces en milieu scolaire. Ce qui se fait avec la collaboration des ministères concernés, les communautés, les leaders traditionnels et les jeunes filles, a-t-elle rappelé.

Yvette Zongo
Lefaso.net

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