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Parenté à plaisanterie : Saponé et Manga célèbrent le « Rakiiré » en attendent la fête de l’indépendance

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET | Marcus Kouaman • vendredi 2 novembre 2018 à 00h16min
Parenté à plaisanterie : Saponé et Manga célèbrent le « Rakiiré » en attendent la fête de l’indépendance

Le « Rakiiré », encore appelé parenté à plaisanterie est une valeur cardinale que partage les fils et les filles du pays des Hommes intègres. Pour magnifier cette ‘’guerre des mots’’ qui existe entre la commune de Saponé et celle de Manga, les ressortissants se sont retrouvés du 26 au 28 octobre 2018 à Ouagadougou pour vivre les 72 heures du « Rakiiré ».

Cette année, la région du Centre-sud abrite la célébration de la fête de l’indépendance (11 décembre 2018). Pour consolider les liens de parenté et de solidarité qui existent déjà entre les populations des trois provinces du Zoundwéogo, du Bazèga et du Nahouri, Ouagadougou a abrité du 26 au 28 octobre 2018, les 72 heures de « Rakiiré » entre ‘’Mangalais’’ et ‘’Saponéens’’.

Durant ces trois jours de ‘’Dassandaga’’ (rue marchande), les ressortissants de ces provinces ont pu découvrir la diversité gastronomique de la région, des objets d’arts (Chapeau de Saponé), des prestations d’artistes. Ainsi que des sketchs toujours orientés vers la parenté en plaisanterie. Pour le président du comité d’organisation de ces 72 heures, Ervet Douamba, le « Rakiiré » joue un grand rôle dans notre société.

Il était tout à fait normal d’organiser ce genre de cadre pour permettre surtout à la jeunesse de comprendre et d’apprendre cette valeur qui tend à disparaitre. « Depuis la nuit des temps, ceux de Manga et Saponé vivent cette familiarité », a-t-il indiqué.

Le constat est clair que de plus en plus cette valeur que partage beaucoup de groupes ethniques au Burkina comme les Gourounsis et Bissa, les Samos et Mossis, les Yadsés et Gourmantchés, les Peulhs et Bobos…, est en train de s’estomper. Selon Ervet Douamba cela est dû au modernisme, mais il appartient aux jeunes de travailler à pérenniser cette pratique qui est un ciment du socle de notre société.

Marcus Kouaman
(kmagju@gmail.com)
Lefaso.net

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