Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit.»  Victor Hugo

Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

Accueil > Actualités > Opinions • Point de vue • mardi 11 décembre 2018 à 23h55min
 Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

Le dialogue semble rompu entre la coordination nationale des syndicats de l’Education (CNSE) et le gouvernement. En atteste, les conférences de presse interposées des deux parties ces dernières semaines. Chacune des parties semble tirer la couverture de son côté et prenant l’opinion nationale à témoin.

Mais selon certaines informations provenant des coulisses des négociations, la partie gouvernementale semble exaspérer par les rivalités intestines entre les différents corps (du préscolaire, du primaire, du post-primaire et secondaire, du non formel, des personnels de gestion, etc.) au sein de la Coordination. D’où cette communication sur le statut alors que des blocages subsistaient.

Par exemple, il ressort que les inspecteurs du primaire, actuellement classés dans la catégorie A, échelle 1 réclament forcement à être classés en catégorie P, échelle C comme leurs collègues encadreurs de l’enseignement secondaire, notamment les conseillers pédagogiques de l’enseignement secondaire. Par ricochet, les inspecteurs de l’enseignement secondaire estiment que si le gouvernement concède à cette revendication, il faut que l’on les reclasse à la catégorie P échelle A, classification uniquement réservée aux agents de la fonction publique recrutés sur la base du doctorat en médecine, en pharmacie, en chirurgie-dentaire, plus un diplôme de spécialisation. Par ailleurs, les autres corps (Préscolaire, personnels de gestion, professeurs certifiés des lycées et collèges) qui sont actuellement en catégorie A1 estiment que si leurs collègues du primaire peuvent être reclassés en P échelle C, il devrait en être ainsi pour leurs corps respectifs actuellement classés en A échelle 1 également.

Trois problèmes se posent alors. Si le gouvernement accède à la revendication des inspecteurs du primaire, premièrement, tous les emplois classés en A échelle 1 risquent d’emboiter leur pas. Le gouvernement craint de répéter l’erreur commise avec les magistrats qui a déclenché toutes les revendications et mouvements sociaux ces trois dernières années.

Deuxièmement, si le gouvernement accède à la revendication des inspecteurs du secondaire, cela suppose que la loi n°081-2015/CNT portant statut général de la fonction publique d’Etat doit être révisée car pour l’instant, elle stipule que seuls ceux qui sont recrutés sur la base d’un doctorat dans le domaine de la santé plus un diplôme de spécialisation peuvent prétendre à la catégorie P échelle A. Troisièmement, Même si la loi venait à être modifiée, cela suppose que les agents classés dans la catégorie P échelle A puissent passer à une catégorie supérieure. A cela, il faut ajouter le coût financier qui va accompagner un tel accord alors qu’aux dernières nouvelles, la cagnotte budgétaire de l’Etat est de plus en plus réduite.

En plus de cette guéguerre entre corps, le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, le Pr Stanislas OUARO a indiqué lors de la conférence de presse du gouvernement que le deuxième point de blocage concerne la gestion de l’existant. En effet dans son intervention, il a fait savoir que le niveau de recrutement des enseignants du préscolaire et du primaire sera relevé à BAC+ 2 ans de formation ; donc désormais ces enseignants seront classés dès leur entrée dans la catégorie B échelle 1 et que dans un premier temps par examen professionnel ils pourront accéder à la catégorie A échelle 3 et dans un second temps par concours professionnel, ils pourront accéder à la catégorie A échelle 1, car les emplois d’Instituteur principal (A3) et de Conseiller pédagogique itinérant (A2) seront supprimés.

Aussi, ils pourront par les passerelles accéder à d’autres emplois qui ouvrent la voie à la catégorie P s’ils ont les diplômes universitaires requis. Ce qui est une bonne chose car dans le passé, un instituteur qui était recruté avec le BEPC avait près de 20 ans de carrière minimum pour être inspecteur alors qu’avec ce système, il peut désormais atteindre le plafond en moins de 10 ans. Pendant que le gouvernement propose que les Instituteurs adjoints certifiés (C1) puissent passer par simple examen professionnel à la catégorie B échelle 1 et que les instituteurs certifiés (B1) puissent également par simple examen professionnel passer à la catégorie A échelle 3, les syndicats estiment que le reclassement doit être automatique et sans condition.

Les syndicats exigent également que les instituteurs principaux et les conseillers pédagogiques existants puissent être reclassés de façon automatique en A1, et que les inspecteurs du primaire passent alors en PC. Ce mode de reclassement n’est prévu nulle part par la loi 081, alors que le protocole prévoit que le statut doit être élaboré en application de la loi 081.

A regarder de près, nous nous rendons compte que les points de blocages ne sont pas insurmontables si chacune des parties regardait l’intérêt général de l’Education et ce que le système éducatif gagne dans le présent et dans le futur. Il faut surtout arrêter à chaque fois de se poser les questions du genre « je gagne quoi » mais plutôt, « que gagne le système éducatif avec un tel accord ». La guerre de chiffonniers ne saurait donc mettre en péril notre système éducatif.

Le gouvernement devrait également respecter ses engagements déjà pris dans le cadre du protocole d’accord avec la coordination nationale des syndicats de l’Education en gérant sûrement avec plus de célérité les questions des carrières, des écoles sous-paillotes, de la cantine scolaire, des bourses, etc. Mais les syndicats doivent arrêter le tout « tout de suite et maintenant ou rien ».

Dans tous les cas, personne n’a intérêt à ce que cette crise naissante perdure, car c’est l’avenir de nos enfants et partant de notre pays qui est en jeu.

En bon entendeur, salut !

Olivier SAWADOGO, Socio-économiste
(olivierhien@yahoo.fr)

Vos commentaires

  • Le 11 décembre 2018 à 22:31, par noaga En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    L’école sous paillote contrairement à ce qu plusieurs personnes pensent est plutôt le témoins d’un dynamisme. Les populations ont soifs d’apprendre et dévancent encréant des écoles sous paillottes en attendant le définitif. Une pailllote bien construite est mieux que de nombreuses écoles mal construites en dur. Il faudrait surtout standardiser les plans de constructions des écolles sous paillottes. Tant que les populations auront envie de scolariser leurs enfants, il ne faut pas se leurrer, il y aura des écoles sous paillotes. Arrétons de dramatiser.

    Répondre à ce message

    • Le 12 décembre 2018 à 09:43, par LUI En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

      L’école sous paillote à été le moyen par lequel le Burkina-Faso surplombe des pays comme la Côte-d’Ivoire en infrastructures scolaires et même Sanitaire.Je vous dis qu’en RCI, dans beaucoup de commune,vous avez moins d’écoles et de CSPS tout simplement ils ont opté pour le "tout mettre en œuvre avant d’ouvrir ces infrastructures à la population.Conséquence jusqu’à présent certains enfants parcourent 8 à 10 km pour rejoindre leur école ;idem pour la santé.je connait une commune où il n’y a que 2 CSPS pour plus de 12 villages.Ceux qui est rare au Burkina.

      Répondre à ce message

  • Le 11 décembre 2018 à 23:27, par Sawad En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Si le gouvernement reclasse les inspecteurs du primaire en catégorie P, nous allons applaudir mais n’allons pas manqué de reclamer pour nous les ingénieurs (bac+5 ou master), la même chose. A mon avis, les enseignants doivent réclamer du gouvernement une meilleure revalorisation salariale plutôt que d’être reversés pour les inspecteurs du primaire dans la catégorie P, celle des docteurs.
    Chers burkinabés, doucement sinon..
    SAWADOGO

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 01:28, par TNT En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Nous sommes des ingénieurs d’agriculture, de vulgarisation, etc (BAC +5) classés en A1. Si la revendication des enseignants passaient, on nous classera desormais dans quelle categorie. Camarage resté mobilisés, bientôt on sera dans la categorie P.
    Il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures. Soit nous sommes regies par la loi 081 ou pas.
    Attention messieurs les membres du gouvernement pour ce desodre imminent qui risque de vous emporter definitivement. Une erreur peut etre pardonée (Cas des magistrat très controversé toujour) mais une deuxieme !!!!
    Attention Attention

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 08:53, par HUG En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    En tout cas nous allons applaudir si on classe les inspecteurs du premier dégré en P car tous les fonctionnaires qui sont en A1 seront eux aussi classés en P. Quand on lutte il faut être objectif, ici je soutiens le gouvernement car il y a déja une discrimination entre les enseignants et les autres fonctionnaires (indéminité de logements) comme quoi ils transforment leur local en bureau . Ce argument ne tient pas la route car quel fonctionnaire n’utilise pas son local pour travailler. En plus des fonctionnaires utilisent leur courant, ordinateur et bien d’autres pour le service mais eux n’ont pas droit à une augmentation de l’indemnité de logement. De grève en grève, le gouvernement a prévu de recruter les élèves maitre avec le bac mais tout le monde ne peut pas avoir le bac.C’est le seul corps où pour passer de la catégorie C en B, c’est seulement un examen que l’on passe contrairement aux autres fonctionnaires qui eux doivent passer forcement un concours. Ce point on l’occulte quand même.

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 09:44, par Vraiment En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Merci pour cet article qui va permettre à certains de comprendre le ’’bas niveau des inspecteurs sacs-aux-dos’’ du primaire MENA qui veulent se comparer aux inspecteurs ayant au moins une licence et qui ont franchi les autres étapes. C’est quel comparatisme ça ? Dans tous les cas, A1 = A1 partout dans le pouvoir exécutif. Je ne vois pas comment on peut faire passer un inspecteur en PC et moi financier, planificateur, économiste, PAG, inspecteur des impôts ou du trésor, je vais rester en A1. Des indemnités, je ne dis pas non car chaque corps a ses spécificités mais, des reclassements au hasard comme cela, c’est le chaos qui suit.

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 09:44, par relwind En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Merci de leur rappeler cela. Je complète : ils ne font après que 9 mois pour être reclassé en A3. Ailleurs, c’est deux ans de formation professionnelle.
    Beaucoup d’ enseignants ne souhaitent entendre que ce qui leur fait plaisir. Sinon le vrai problème, c’est surtout l’enseignement primaire qui a le plus gros effectif avec malheureusement des gens au niveau et à la vocation douteux qui jouent aux INTELLECTUELS.
    Il n’y a pas meilleure revalorisation que d’élever le niveau de recrutement au bac, voir bac+2 car on a suffisamment d’étudiants de ce niveau qui pourront donner un enseignement digne de ce nom à nos enfants.
    Un enseignant qui dispense des cours sans évaluer n’a pas compris qu’en évaluant les élèves, c’est son propre travail qu’il apprécie. Ou vous désertez les classes ou vous enseignez (qui comprend l’évaluation).
    Un pays malade de la mentalité de ses citoyens qui se complaisent à tout rejeter sur le gouvernement.

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 09:55, par @@GOG En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Qu’un syndicaliste explique à l’opinion pourquoi il convient de classer les inspecteurs du primaire en catégorie PC ! C’est à la vue des explications que l’opinion publique appréciera .Quelques raisons:peut-être la longueur du trajet qui mène au titre d’inspecteurs .Ce trajet ,semble-t-il ,n’a pas de semblables dans notre fonction publique.Beaucoup de corps à escalader sur le chemin.Beaucoup d’années de parcours .ça fait vraiment pitié ;tu y arrives beaucoup essoufflé et beaucoup appauvri .Mais , bon ,que peut-on faire ? C’est un choix qui est fait avec ses conséquences.

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 12:38, par Yanamar En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Les enseignants doivent s’entendre d’abord.

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 13:57, par madi En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Honnêtement cette histoire de statut valorisant va pourrir l’atmosphère au niveau du MENA ; il n’y avait pas lieu de revoir les classifications catégorielles des agents : sincèrement la bonification elle-même était un gain à prendre en compte quitte à négocier la révision à la hausse de certaines indemnités. Le relèvement du niveau de recrutement des instituteurs est également une bonne chose. Il faut éviter d’être celui qui bafoue les principes fondamentaux du fonctionnement de la société. Rappel, j’ai été pendant plus de trente ans de toutes les luttes syndicales, et je suis toujours dedans. Battons-nous pour que nos richesses soient bien gérées et équitablement réparties

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 14:30, par ciceron IIeme En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Chers predecesseurs , vous vous exprimez sur la base d’un article qu’un erudit ignorant. Si je suis d’accord qu’il emette son avis sur le projet de statut des personnels de l’EDUCATION , je releve qu’il ignore (si de bonne fois il est et c’est tant mieux,sinon c’est dommage pour sa trempe de socio-economiste) beaucoup des pretentions de ces personnels . Informations de coulisses dit-il ? Elles sont "de couloires voire de boulevard" dis-je. Ce d’autant que :
    1) les debats n’ont pas avance sur les propositions que font les 2 parties ;
    2) la sortie du ministre est venue a l’impromptu car, intervenant a un moment de suspension (demandee par la partie gouvernement) de debats ;
    Question : que recherche le ministre avec une telle sortie ?..
    Reponse : les analyses et des reactions auxquelles vous vous en donnez en ce moment.
    Avouons que nous passions a cote sinon a l’encontre de l’essentiel en ces moments
    Monsieur le socio-economiste fait la lecture du statut des personnels de l’Education qu’il ne semble pas connaitre qu’il met en lien avec le statut general de la fonction publique dont il a un apercu partiel. Je l’invite a revisiter l’art.14 de la loi n° 081/CNT portant statut general de la fonction publique d’Etat du 24 novembre 2015 mais aussi son annexe 1 : Grille de classification de la categorie P. Que disent les echelles B et C ?..
    Je reviens pour ne pas faire long.
    Aimablement ciceron IIEME

    Répondre à ce message

    • Le 12 décembre 2018 à 16:16, par Sidzabda En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

      Justement l’article 14 dit " peuvent être bénéficiaires de la catégorie PC les fonctionnaires titulaires d’un doctorat ou du BACCALAURÉAT + Diplômes Professionnels cumulés équivalent à 7 ans d’études supérieures.
      L’inspecteur du primaire a un diplôme équivalent à un BAC+ 5 sans forcément le BAC, donc il est en A1 comme tous les autres. N’oubliez pas que l’administrateur civil à un diplôme équivalent à un BAC + 6 car recrutement avec la Maîtrise + 2 ans mais est en A1 . S’en plaint- il ? Si le gouvernement veut qu’il n’y ait plus de sérénité dans la fonction publique, qu’il concède aux désidératas des enseignants. Dans ce cas on ira tous en categorie PC !!

      Répondre à ce message

      • Le 12 décembre 2018 à 17:30, par ciceron IIeme En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

        Justement. Il nous appartient maintenant de voir quel mecanisme mettre en route qui nous permette d’y acceder intelligemment sur la base de curricula solides, inattaquables. Je pense qu’au lieu de tomber (a brule-pourpoint et surtout a bras raccourci, consequence de notre esprit raccourci) sur ceux-la qui envisagent cette perspective, nous ferions oeuvre utile en les approchant pour mieux comprendre, au besoin leur opposer des critiques constructives car nous en tirerons un bon parti au benefice de nous memes (egocentriques, egoistes) et de la posterite. Elevons le niveau de la reflexion chers fonctionnaires. Le bonheur d’un fonctionnaire ne tient pas du malheur de l’autre. Pour l’instant je suis poli et courtois en temoigne l’usage du NOUS que fais. Je pourrais etre desagreable avec ceux-la des internautes qui m’y obligeront.
        Sans rancoeur, ciceron IIEME

        Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 16:05, par justice En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    A1 = BAC+5 ans de formation professionnelle ; PC = BAC+7 ans de formation professionnelle ou doctorat. jusqu’à deux (02) ans de formation professionnelle à enjamber en un clin d’œil. Fip. de master à doctorat. ca ne peut se concevoir qu’au Gondwana. c’est surement la deuxième crise de l’administration publique qui est en téléchargement. Dieu sauve le Burkina.

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 16:15, par ciceron IIeme En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Je pense que ceux qui prennent la categorie P comme eloignee des autres travailleurs doivent se raviser car c’est la loi 081 du 24 novembre 2015 qui dispose que tout fonctionnaire,pour peu qu’il remplisse les conditions, peut y acceder. Ne vous en faites donc pas chers INSPECTEURS en Ci en Ca. Au lieu de vous en prendre a ces braves Hommes qui ne font qu’envisager la perspective desormais offerte, prenez connaissance de la loi et travaillez a y aller. Ca n’est plus la ligne de l’horizon.
    Sans rancoeur ni haine, ni mechancete ciceron IIEME

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 18:41, par Ouédraogo B. Daniel En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Selon ce que je pense, on pourrait demander une equivalence de diplomes
    Que les detenteurs de diplomes universitaires les fournissent pour etre reclasser ainsi quelqu’un qui serait de la categorie A1 detenteur du doctorat, d’une maitrise, d’une licence ou autres soit pris en compte pour valoriser les acquis s’il se trouve des cas similaires en P , afin qu’on en finisse avec ces multiples comparaisons et revendications. NB excusez les absences d’accents.

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 18:51, par le pédagogue En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Chers internautes, vous faites trop de confusion. L’inspecteur du primaire sur le plan professionnel a un diplôme équivalent à DEUG II+ 5 ans. Ne faites donc pas de comparaison inutiles en invoquant la loi 081. Beaucoup de gens recrutés avec la licence sont en catégorie PB.
    Dans ce cas doit-on les rétrograder en catégorie A ?
    De la catégorie B1 à A1, il passe 3 concours avec 5 ans de formation, là où tous les autres corps font un seul concours et deux ans de formation. C’est aussi ça la vérité.
    En réalité, il s’agit d’un vieux problème dont la justesse a été reconnu par les deux derniers MENA (Koumba BOLY et JM COULIBALY).
    Merci pour votre compréhension et votre indulgence

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 20:23, par CHAO En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    L’inspecteur n’est pas de BAC+5 mais plutot BAC+7 c’est-a-dire de IC B1 On a 3 coucours et 5ans a l’ecol pr etre en A1

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 21:48, par Tagnabou o. Jean-Noel En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Mon socioeconomiste, je suis desole pour ton analyse. Il faut soi meme comprendre avant de vouloir eclairer les autres. Pourquoi les inspecteurs revendiquent leur reclassement en PC ? Tu ne l’as pas dit et je considere que tu ne sais pas. Nous sommes dans un Etat de droit et en tant que chercheur ,tu aurai pu faire l’effort de faire une analyse debarrassee de tes stats d’ame. Cet ecrit est une propagande de mauvaise foi et non une analyse scientifique. Le pourquoi des choses permet de comparer aux textes administratifs. Ce que tu ne connait pas , tu n’es pas oblige d’en parler. Les inspecteurs du primaries subitement se sont affoles alors ils exigent tout ce qu’ils veulent ? Meme un bon primairien cherchera a comprendre. On construit un etat de droit par le droit et non par des trafics d’influence et des publications qui camouflent la verite. Demain si tu veux faire une publication, prend le soin de bien presenter les problemes avant de tirer les consequences.je suis un inspecteur du promaire et je the met au defi que tu n’as rien compris du probleme ou alors tu publies pour render service a quelqu’un moyennant .....

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 21:51, par jeunedame seret En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Quand on veut manger sans travailler, on choisit les embrasements pour faire couler le temps jusqu’aux vacances. Messieurs les enseignants, faites preuve de patriotisme en évitant les revendications absurdes. Des excitations de ce genre n’ont rien de pédagogique ni de civique ni de civil. Aidons le pays à avancer doucement sans merde.

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2018 à 22:07, par Tagnabou o. Jean-Noel En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Bien , quand on ne connait pas on demands mais on invente pas. En effect, l’inspecteur du primaire fait un parcours de BAC+7, c’est pourquoi il le réclame. Il est le seul agent qui va en formation a partir de B1 pendant 5ans a raison d’1anne pour le corps des institueurs principaux(A3),2annees pour les conseillers pedagogiques (au lieu de A1 on le reclasse en A2 contrairement a tous les agents des autres departements minsteriels) et 2 annees ( pour etre reclasse enfin en A1) , ce qui est une injustice decriee plus d’une decenie. Si on ne veut pas d’inspecteurs du primaire en P, c’est simple. On repare pour l’existant et on redefinit un nouveau parcours pour la generation montante. Sinon l’Etat lui meme enfreint a sea propres textes et on n’a pas besoin de l’avis des inspecteurs du secondaire pour corriger les injustices que je viens de reliever. Nous sommes dans un Etat de droit c’est le droit qui doit parlet et non des opinions surtout egoistes.

    Répondre à ce message

  • Le 13 décembre 2018 à 02:18, par EBENEZER En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Après la guéguerre le partage du gâteau entraine des gorgées chaudes entre les ’’co-équipiers’’ d’hier.
    Décidément,il fallait Rosine Coulibaly au Ministère en charge des finances sinon les caisses de l’État seraient vides.
    Les uns et les autres comprennent maintenant pourquoi je disais que cette dame est une femme battante.
    Le gouvernement est bien averti : l’erreur commise avec l’adoption du statut particulier des magistrats qui a presque paralysé l’administration publique du Burkina Faso risque de se répéter.
    Pour appuyer l’assertion de Réné Dumont je dirai que l’Afrique noire n’est même pas encore partie.
    Que le Tout Puissant bénisse le Burkina Faso.

    Répondre à ce message

  • Le 13 décembre 2018 à 09:47, par camus En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Je me rappelle ce formateur à l’ENSK qui aimait dire aux inspecteurs du primaire qu’un inspecteur est un inspecteur pour signifier qu’il n’y pas de raison que les inspecteurs du secondaires soient reclassés en P et ceux du primaire en A. C’est de là qu’est parti cet appétit. Je me rappelle aussi que ce formateur a eu à partir avec les conseillers de secondaire lorsqu’il a, pendant son cour tenu des propos similaires. Il n’a pas fini le cours. Le long parcours des inspecteurs est dû à leur niveau de recrutement (BEPC). La solution : ou on passe au BAC ou même au DEUG, ou on supprime ce corps et on laisse les conseillers pédagogiques en A1

    Répondre à ce message

  • Le 13 décembre 2018 à 12:35, par s.M. En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Analyse pertinente, mais qui ne manquera pas de susciter des réactions voire des critiques virulentes de la part de plus d’un, esprit corporatiste et intérêts individuels obligent. L’équation, du moins les équations ne sont pas simples, obligeant la partie gouvernementale à prendre les devants pour prendre l’opinion publique à témoin sinon pour l’appeler au secours, laissant ainsi la plus difficile tâche à la partie syndicale : celle de se justifier pourquoi des propositions qui semblent ‘faire la part belle au plus grand nombre dans l’intérêt supérieur du système éducatif’, ne lui sont pas acceptables. En vérité, il est souhaitable que, quelle que soit l’issue des négociations, nous évitions ensemble de rééditer l’impair commis en ce qui concerne les magistrats, en attendant de voir comment corriger cette erreur et rétablir la justice sociale où chaque maillon de la chaine NATION bénéficie équitablement des fruits de la croissance, ou tout au moins du produit d’efforts et de sacrifices conjugués. Juste à titre illustratif, lorsque pour les déplacements il y a une certaine catégorie de fonctionnaires qui sont pris en charge à raison de deux mille (2.000) francs le kilomètre alors que la majorité des fonctionnaires le sont à au plus cent (100) francs le kilomètre, il faut avouer qu’il y a une injustice à corriger quelque part. Et il n’y a pas que ça ! Quand dans certains ministères une certaine catégorie de fonctionnaires trouve l’ingénieuse manière de se distribuer entre eux NOS FONDS COMMUNS, chacun recevant une part x fois supérieure à son salaire normal, il y a problème. À elles seules, ces iniquités peuvent constituer des terreaux fertiles pour des revendications de tous ordres. En plus, il faut faire sortir de tiroirs les dossiers de l’ASCE, de l’Inspection générale des services, des enquêtes parlementaires, afin de permettre aux personnes qui doivent à l’Etat de s’acquitter de leur devoir. Ce sont, entre autres, des actions qui peuvent faire baisser la température sociale

    Répondre à ce message

  • Le 13 décembre 2018 à 12:58, par M.S. En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Analyse pertinente, mais qui ne manquera pas de susciter des réactions voire des critiques virulentes de la part de plus d’un, esprit corporatiste et intérêts individuels obligent. L’équation, du moins les équations ne sont pas simples, obligeant la partie gouvernementale à prendre les devants pour prendre l’opinion publique à témoin sinon pour l’appeler au secours, laissant ainsi la plus difficile tâche à la partie syndicale : celle de se justifier pourquoi des propositions qui semblent ‘faire la part belle au plus grand nombre dans l’intérêt supérieur du système éducatif’, ne lui sont pas acceptables. En vérité, il est souhaitable que, quelle que soit l’issue des négociations, nous évitions ensemble de rééditer l’impair commis en ce qui concerne les magistrats, en attendant de voir comment corriger cette erreur et rétablir la justice sociale où chaque maillon de la chaine NATION bénéficie équitablement des fruits de la croissance, ou tout au moins du produit d’efforts et de sacrifices conjugués. Juste à titre illustratif, lorsque pour les déplacements il y a une certaine catégorie de fonctionnaires qui sont pris en charge à raison de deux mille (2.000) francs le kilomètre alors que la majorité des fonctionnaires le sont à au plus cent (100) francs le kilomètre, il faut avouer qu’il y a une injustice à corriger quelque part. Et il n’y a pas que ça ! Quand dans certains ministères une certaine catégorie de fonctionnaires trouve l’ingénieuse manière de se distribuer entre eux NOS FONDS COMMUNS, chacun recevant une part x fois supérieure à son salaire normal, il y a problème. À elles seules, ces iniquités peuvent constituer des terreaux fertiles pour des revendications de tous ordres. En plus, il faut faire sortir de tiroirs les dossiers de l’ASCE, de l’Inspection générale des services, des enquêtes parlementaires, afin de permettre aux personnes qui doivent à l’Etat de s’acquitter de leur devoir. Ce sont, entre autres, des actions qui peuvent faire baisser la température sociale

    Répondre à ce message

  • Le 2 janvier à 23:45, par Bebeto En réponse à : Statut valorisant du monde de l’Education : Quand la guerre des corps prime sur l’intérêt général !

    Tout ce débat est bien beau. Supposons que tout le monde soit en classe P dernier échelon. OK. Avec quel budget l’État va pouvoir payer ces gros salaires ? Personne n’y pense. Fonçons seulement. Le diable va pisser l’argent pour l’État du BF pour payer de tels salaires. Nous n’irons nulle part avec de telles revendications. Arrêtons de nous raconter en permanence des mensonges. Ensemble revenons sur terre. Arrêtons d’organiser la faillite de notre pays.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Lettre ouverte de Dr Poussi Sawadogo, ancien SG du Gouvernement, au Ministre des Finances : Un appel à la justice pour tous les agents de l’Etat
Kadré Désiré Ouédraogo : « Où se trouve la candidature de la décence et de l’honneur » ?
Burkina : « Pour un Mémorial de la Nation »
Burkina : « Kadré Désiré Ouédraogo, la candidature de la décence républicaine »
Gestion des projets au Burkina : De la nécessité d’une profonde réforme technique et méthodologique
Burkina : « De la nécessité de (re)penser notre idéal commun national »
Projet HIMO : « Il faut réorienter les tâches de ces jeunes et femmes car cette pratique a montré ses limites » (Mariam Konaté, juriste-environnementaliste)
Burkina : Quel leader en 2020 ?
Financement participatif : Une alternative au développement d’un entrepreneuriat inclusif et durable
Education : « Au sahel, l’école se porterait mieux si… »
Yacouba Isaac Zida, Yirgou : « Les feux de brousse de la haine au Burkina Faso »
Tribune : « Lettre d’amour et message d’espoir pour le Burkina »
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés