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Corruption dans le secteur de la santé au Burkina : Le REN-LAC publie une étude sur le phénomène

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Etienne Lankoandé (stangiaire) • jeudi 6 décembre 2018 à 23h40min
Corruption dans le secteur de la santé au Burkina : Le REN-LAC publie une étude sur le phénomène

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a organisé un atelier de lancement du rapport intitulé « Etude sur les présomptions de corruption et pratiques assimilées dans le système et les services de santé ». C’était le mardi 4 décembre 2018, dans la salle de conférence de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), à l’Université Ouaga I Pr-Joseph-Ki-Zerbo

Plusieurs diagnostics sur la corruption dans le secteur de la santé ont été établis par différentes structures publiques et privées dont le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). Ce réseau, dans le cadre de la 13e édition des Journées nationales de refus de la corruption (JNRC), a organisé un atelier de lancement du rapport de « l’étude sur les présomptions de corruption et pratiques assimilées dans le système et les services de santé ». A la faveur de ce lancement, un panel a été organisé pour approfondir et mettre en commun les diagnostics faits çà et là.

Les structures qui ont animé le panel sont l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC), le ministère de la Santé, le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), le Syndicat des médecins du Burkina (SYMEB) et le Réseau d’accès aux médicaments essentiels (RAME).

Le diagnostic réalisé par le REN-LAC porte sur un projet d’étude réalisé grâce à l’appui du PNUD à travers le Projet de renforcement de la gouvernance politique (PRGP), qui a aussi apporté un appui à l’organisation du panel. Tour à tour, les structures ont exposé chacune sur un thème particulier entrant dans le cadre du diagnostic de l’état de la corruption dans le secteur de la santé.

Dans l’exposé du REN-LAC fait par son secrétaire exécutif adjoint, Sagado Nacanabo, il ressort que « l’échantillon choisi pour l’étude, loin d’être exhaustif, est assez représentatif pour permettre de généraliser le constat. Les régions du Nord, de la Boucle du Mouhoun, du Sud-Ouest, des Hauts-Bassins, du Centre-Est et du Centre sont celles qui ont fait l’objet de l’étude menée par le REN-LAC. Les enquêtes ont été réalisées dans tout ce qui est service de santé, les CHU, CHR, CMA et CSPS et auprès toutes les personnes qui travaillent dans les services de santé et de tout type de personne qui fréquente ces services de santé. Beaucoup de personnes ont pu être interrogées ; les faits sont réels et le constat alarmant ». Le REN-LAC appelle donc le gouvernement à plus de responsabilité pour lutter efficacement contre le fléau. Il entend sensibiliser la population, les usagers et les agents de santé à proscrire toute forme de corruption dans ce secteur.

Les autres thèmes développés à ce panel par les associés du REN-LAC portaient sur « Lutte contre la corruption : actions menées, difficultés rencontrées et perspectives de renforcement » exposé par Mamoudou Ouédraogo, contrôleur d’Etat et représentant l’ASCE-LC ; « le dispositif de lutte contre la corruption dans le secteur de la santé : forces, faiblesses et perspectives de renforcement » traité par le représentant du ministère de la Santé ; et « Quelle action citoyenne dans la lutte contre la corruption dans le secteur de la santé ? » exposé par le RAME.

Les deux représentants des syndicats, le SYNTSHA et le SYMEB, ont exposé sur « Le rôle des travailleurs de la santé dans la lutte contre la corruption et les mauvaises pratiques dans le domaine de la santé ». Ces syndicats ont, à travers les formations et les interpellations, appelé leurs agents à plus de responsabilité et de bonnes pratiques. Dans l’ensemble, ils ont déploré tous la situation dans le secteur, pointant du doigt la gratuité des soins et la gestion de la Centrale d’achat de médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG).

Par conséquent, ils interpellent qui de droit à une prise de responsabilité pour endiguer le phénomène de la corruption dans le secteur de la santé afin d’y assurer des services de qualité, accessibles à tous, pour le grand bonheur des populations. Comme quoi, soutiennent-ils, « un service payant, équitable et accessible est préférable à un service gratuit difficilement accessible et plein de vices ».

Pour le représentant de l’ASCE-LC, structure présente dans presque tous les compartiments du domaine public, « les difficultés ne manquent pas ». D’où son souhait de voir ses compétences augmentées, « afin de pouvoir, en cas de nécessité, engager des procédures judiciaires à l’encontre des auteurs des faits de corruption ».

Etienne Lankoandé (stagiaire)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 7 décembre à 13:35, par HUG En réponse à : Corruption dans le secteur de la santé au Burkina : Le REN-LAC publie une étude sur le phénomène

    OK vous avez bien compris, vous avez eu votre fonction publique hospitalière donc vous ne pouvez pas continuer à sucer le sang des pauvres malades. En plus, les histoires de ristournes doivent prendre fin car elles n’ont pas de bases légales. Suis content que les deux syndicats soient là. Dans le corps de la santé il y a trop de brebis galeuses car moi même j’ai été maintes fois victimles de ces agents de santé sans pitié. Par contre il y a aussi des agents de santé dignes et honnêtes. A ceux là que DIEU les bénisse à jamais

    Répondre à ce message

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