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Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par Romuald Dofini • lundi 31 décembre 2018 à 01h00min
Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

A Bobo-Dioulasso, les unités d’huilerie connaissent un problème de mévente dû à un certain nombre de facteurs, notamment l’importation frauduleuse des huiles à l’intérieur du pays. Dans les cinq unités de production d’huile que nous avons visitées le 24 décembre 2018, le constat est amer, en ce sens que tous les magasins sont remplis de stocks invendus. « C’est la mévente totale dans toutes les unités ». Ainsi, les acteurs interpellent les autorités pour la mise en œuvre d’actions concrètes. Lesquelles actions doivent assainir le marché et rendre effective la prise en compte de la production locale dans l’approvisionnement des structures publiques.

Cette visite des huileries dans la ville de Sya a été initiée par le député Moussa Zerbo, afin de toucher du doigt les difficultés que ces unités de production rencontrent. Selon lui, la capitale économique, Bobo-Dioulasso, se meurt car toutes les unités industrielles sont en train de fermer. En effet, à Bobo-Dioulasso, le secteur industriel a toujours été considéré comme l’un des moteurs du développement économique et social du Burkina Faso, par sa large contribution à la création de richesses, la résorption du chômage et la lutte contre la pauvreté.

Ce secteur industriel se trouve aujourd’hui confronté à de grandes difficultés qui, non seulement, hypothèquent son essor, mais menacent également sa survie. Une situation grave et déplorable qui concernerait le secteur industriel dans sa totalité. Toutefois, le secteur agro-alimentaire, avec les unités d’huilerie, semble le plus touché. Cette situation serait, selon les acteurs, le résultat conjugué de plusieurs facteurs tant exogènes qu’endogènes.

Parmi ces facteurs, on peut retenir la forte concurrence déloyale des produits importés, la difficulté d’accès aux marchés extérieurs de la sous-région. « Nos huiles ne sont plus compétitives à cause des nombreuses taxes à payer. Le marché est ainsi inondé par des huiles importées qui sont écoulées à des prix défiant toute concurrence ». Résultat : aucun produit local n’est vendu.

Des emplois menacés

A en croire Daouda Barro, comptable à l’huilerie Fatim, sa société connaît la mévente depuis cette année 2018, et cela est dû à l’importation frauduleuse d’huile. « C’est depuis cette année que nous avons connu la mévente. Actuellement, nous avons 35 000 bidons d’huile de 20 litres stockés dans nos magasins. En valeur commerciale, c’est estimé à environ un demi-milliard de francs CFA », nous a confié Daouda Barro. Cette situation n’est pas sans conséquence sur sa société, car aujourd’hui, elle fait face à des difficultés financières qui empêchent son fonctionnement. En effet, c’est environ 120 emplois qui sont menacés dans cette société. « La cour est vide, il n’y pas de graine. Nous sommes obligés d’arrêter les machines. Et si ça continue, c’est sûr que ce sont des personnes qui iront au chômage », a-t-il déploré.

C’est le même constat à SOFIB Huilerie. Toutes les machines sont arrêtées actuellement. Julien Ouattara, responsable de SOFIB Huilerie, estime également que cette situation est due principalement à la concurrence déloyale. Il affirme que la situation de mévente dans sa société perdure depuis mai 2018 et il y a une soixantaine d’emplois permanents et plus de 120 emplois temporaires qui sont menacés. « Nous avons 48 000 bidons de 20 litres non-vendus et cela équivaut à une valeur monétaire de 648 millions de francs CFA. Jusqu’à présent, nous n’arrivons pas à écouler notre stock », a souligné Julien Ouattara.

« Le gouvernement ne fait rien… »

Ousmane Sawadogo tient pour responsables les premières autorités du pays. « Il y a des huiles étrangères qui ont envahi le marché, provoquant une mévente à notre niveau, et le gouvernement ne fait rien », a-t-il regretté. Selon lui, cette mévente a eu beaucoup d’impact sur les travaux. En effet, c’est depuis le début de l’année 2018 que la société n’a pas pu vendre un seul bidon d’huile. Alors qu’elle a un stock plus important de 26 000 bidons de 20 litres non-vendu.

Kassari Konaté, cet autre promoteur, a insisté sur la qualité des huiles produites dans leurs usines. Pour lui, « les huiles locales » sont contrôlées permanemment et elles sont sans danger pour la consommation. « La qualité y est, c’est plutôt le prix qui fait défaut », a indiqué ce dernier. C’est pourquoi il a souhaité que le gouvernement enlève la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les graines, car il estime que cela peut remédier un tant soit peu le problème.

Dernière étape de la visite, la société SN Citex. Cette société connaît également des problèmes d’écoulement de ses produits. Contrairement aux autres unités de production, les machines continuent à tourner à la SN Citex. Au regard de la gravité de la situation (car ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés), les acteurs du secteur de l’huilerie interpellent les autorités pour la mise en œuvre d’actions concrètes. Selon eux, ces actions concrètes doivent comporter les mesures nécessaires à l’assainissement du marché au profit de tous les acteurs et à la pleine application de l’arrêté N°2017-002 PM/SG/DGEF du 31 janvier 2017 pour l’effectivité de la prise en compte de la production locale dans l’approvisionnement des structures publiques.

A l’issue de cette visite, le député Moussa Zerbo a lancé un cri de cœur. « Toutes les unités de production d’huile que nous avons visitées aujourd’hui connaissent un problème de mévente. Cela doit interpeler tout un chacun, pour la simple raison que c’est une production nationale qui, en principe, devrait passer en premier lieu dans notre consommation. Malheureusement, toutes ces unités sont sur le point de fermer, toute chose qui a une conséquence qui est le chômage, qu’il soit technique ou définitif ; cela n’arrange pas notre population », a-t-il laissé entendre.

« Nos huiles sont pourtant de bonne qualité »

Selon lui, « nos unités produisent de l’huile de bonne qualité et pendant ce temps, il y a de l’huile qui entre frauduleusement pour concurrencer nos huiles produites ; toute chose qui cause un problème de santé publique. Aujourd’hui, les maladies cardio-vasculaires sont dues à la consommation de ces huiles impropres à la santé. Comme c’est de l’huile qui entre et qui n’est pas contrôlée et qu’on vend moins cher sur le marché, les gens sont obligés de se rabattre là-dessus ». C’est pourquoi il interpelle également les autorités au niveau de l’exécutif, afin que les engagements pris puissent être honorés.

A l’en croire, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba avait pris l’engagement de faire en sorte que « les huiles qui sont produites chez nous » soient consommées dans les administrations et les cantines scolaires. « Lorsque nous constatons que ces propos ne sont pas suivis d’actions, il y a lieu de l’interpeler et interpeler le ministre du Commerce également, afin qu’ils puissent tenir parole. Les industriels ont produit en tenant compte de la demande au niveau national. Maintenant, si cette huile n’est pas achetée pour être mise à la disposition de nos populations, il y a véritablement un problème. C’est en sens que nous pensons qu’il y a lieu qu’on agisse et le plus rapidement possible ; parce que déjà, certaines sont dans des difficultés et on se demande comment ils pourront s’en sortir », a décrié le député Moussa Zerbo.

Déterminé à redonner à Bobo-Dioulasso son image d’antan de capitale économique, Moussa Zerbo compte mener le plaidoyer au niveau de la Représentation nationale afin qu’elle puisse entreprendre des actions à l’endroit de l’exécutif. Toutefois, certaines suggestions ont été faites, notamment la mise en place de mesures de protection de notre production nationale contre la concurrence déloyale (lutte contre la fraude, dédouanement rigoureux sur la base de la valeur réelle) ; la prise de mesures incitatives assurant la compétitivité et la performance des unités industrielles nationales (allègement fiscal adéquat, diminution des coûts de production) et favoriser l’écoulement des « huiles locales » dans les marchés voisins.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 31 décembre 2018 à 06:37, par zwwa En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Regardez arreter de porter vos boubou Faso Danfani la et vous promenez pour nous racontez ce que on sait deja ? c’est tres facile de pointer un doigt accusateur a autrui mais posez vous les question suivantes : Comment huile qui a ete fait ailleur, pris bateau pour venir, transporte du port jusqu’a la frontiere, on a payer des gens pour faire rentrer frauduleusement, peut couter moins cher que huile on a fait sur place ? Si vous trouvez la reponse a ces question vous pouvez regler le probleme rien que les frais de courant sont extremement ridicule.... Aussi on ne peut pas forcer les gens a payer vos huiles, il faut que ce soit bien fait, bien emballe la ca va marcher, ne produisez pas seulmen pour le marche Burkinabe apprenez a produre pour tte l’UEMOA la ca va reduire os cout fixe donc reduire les prix de vos marchandise....

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  • Le 31 décembre 2018 à 08:16, par ZORRO En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Accuser le gouvernement est une excuse un peu facile. Regardez bien toutes les photos publiées : des bidons de 20 litres jaunes ou verts. Ça veut dire que vous ciblez une catégorie précise de clients.

    Il n’y a presque pas de travail de marketing. Revoyez les emballages. Proposez des bidons bien dessinés de 1 litre et 5 litres. Ça ne va pas régler tout le problème mais ça va vous permettre d’écouler une bonne partie de vos stocks.

    Le client d’aujourd’hui est exigeant. A vous de l’attirer.

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  • Le 31 décembre 2018 à 10:03, par MOISSI En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Oui, il n’y a pas de travail de marketing fait par nos industries, prenez seulement l’exemple sur les huileries de la cote d’ivoire qui ont envahi nos marchés et nos grandes surfaces, ils ont des commerciaux dynamique résident au Burkina, tout les jours que Dieu vous trouverez des demoiselles habillées aux couleurs des ses huileries proposant leurs produits aux passant, vous achetés un bidon de 1 ou 5 litres et vous avez un cadeau en plus, voilà un exemple que nos huileries devrait suivre au lieu d’accuser l’état, changer d’emballages, d’étiquettes, ayez votre marque à vous au lieu de nous montrer ces bidons aux multiples couleurs qui démontre déjà que ce sont des bidons de récupération, un autre exemple les savons de la SN CITEC, j’ai découvert le savon tout petit, j’aurai 50 ans d’ici quelques mois mais ce savon est toujours rester le meme pas, d’emballages, pas de parfum, toujours la meme boule noire, prenez encore l’exemple sur les savons venus de la cote d’ivoire qui connaissent régulièrement des changements, ces produits ne peuvent que connaitre un succès dans notre pays.

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  • Le 31 décembre 2018 à 10:05, par Jeune Premier En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Seul un regime comnunuiste peut nous sortir de l’ornuere. D’abord lutter vivement contre la corruption, ensuite supprimer les maquis, les boites de nuit, remettre a plats les salaire, mettre tout le monde au travail et au meme pied d’egalite (comme sous la revolution), interdire l’importation des produits que nous produisons et consomons localement, reduire le train de vie de l’etat, mettre l’accent sur la formation professionelle a tous les niveaux, supprimer la bureaucratie et voila c’est parti. Le vrai changement, on n’en pas besoin en deux mandats. Exemple avec Hitler...

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    • Le 8 janvier à 10:37, par Nongma En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

      Internaute Jeune Premier, vous avez bien parlé, mais il manque quelque chose dans votre raisonnement. Savez vous vraiment qui était Hitler ? Les méthodes que les français ont utilisé pour maintenir certaines colonies dans le CFA proviennent d´Hitler. Lisez, recherchez et vous me direz si j´ai tort ou pas. Que le Ciel nous préserve du modèle hitlérien. Sans rancune.

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  • Le 31 décembre 2018 à 10:14, par LE CITOYEN En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    il y a une chose très importante que le député populiste ne dit pas car politiquement incorrect pour lui : La graine de coton, matière première de ces huileries rapporte combien aux millions de cotonculteurs ? Ceux là ne sont pas des travailleurs, ne sont-t-ils pas des burkinabè à défendre ?
    Depuis l’introduction de la culture du coton dans notre pays, la fixation du prix d’achat du coton graine considère la graine comme sans valeur, seul le pourcentage de fibre importait. Si aujourd’hui la graine a de la valeur jusqu’à ce qu’il y ait cinq huilerie , il y lieu de répercuter la valeur de la graine sur le prix d’achat aux producteurs. Comme c’est le bétail électoral sans pouvoir de décision de tout le monde (opposition comme partie au pouvoir), personne ne soulève ce problème. Cinq huilerie rien qu’à Bobo, donc il y a à manger de dedans (et à financer ma campagne). Pauvre burkina.

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  • Le 31 décembre 2018 à 10:26, par Fire man En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    La qualité compte énormément surtour pour la santé public,surtout l huile qui provient des graines d coton (contiennent des substances cancérigènes ):des bonnes machines, un laboratoire spécial etc....aujourd’hui on est dans un monde très libérale et faut avoir une politique d organisation de vente c est à dire la pub ,et voir vos prix sur le marché national comme international.
    Bon courage et bon marché

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  • Le 31 décembre 2018 à 11:01, par copa En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    l’Etat n’a rien à voir avec ce problème, cette mévente est dû a votre incapacité d’écouler vos produits c’est tout. vos équipes commerciales doivent aller discuter avec les responsables des mutuelles ou des délégués de personnel de la majorité des grandes entreprises au Burkina.
    voir la liste ci dessous
    Classement des 100 entreprises les plus dynamiques du Burkina
    1. GROUPE EBOMAF
    2. GROUPE SOFITEX
    3. IAM GOLD ESSAKANE
    4. ONATEL
    5. CIMETAL
    6. AIRTEL BURKINA
    7. CORIS BANK
    8. SONAR IARD
    9. ECOBANK
    10. BANK OF AFRICA
    11. LES GRANDS MOULINS DU FASO
    12. SAPHYTO
    13. CIMFASO
    14. DIAMOND CIMENT
    15. HAGE MATERIAUX
    16. CGE BTP
    17. SEMAFO
    18. SMB
    19. CBB
    20. ONEA
    21. BRAKINA
    22. NESTLE
    23. SOCIETE GENERALE BURKINA FASO
    24. UBA
    25. BANQUE ATLANTIQUE BURKINA FASO
    26. AIR BURKINA
    27. SONABHY
    28. SONAR VIE
    29. BICIAB
    30. GROUPE NANA
    31. COGEP BTP
    32. SITAB
    33. BOLLORE AFRICA LOGISTIC
    34. TOTAL BURKINA
    35. VIVO ENERGY
    36. GENERALE DES ASSURANCES
    37. UAB VIE
    38. HAGE INDUSTRIES
    39. CFAO MOTORS
    40. AFRICA MOTORS
    41. CIMAF
    42. AGEIM INGENIEURS CONSEILS
    43. TELECEL
    44. DIACFA AUTOMOBILES
    45. GROUPE NANA
    46. SODIGAZ
    47. CORIS BOURSE
    48. SOCIETE BOURKINABE D’INTERMEIATION FINANCIERE
    49. SOCIETE SOL CONFORT ET DECOR
    50. LONAB
    51. CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE DU BURKINA
    52. ALLIANZ ASSURANCES
    53. SONAPOST
    54. RESEAU DES CAISSES POPULAIRES DU BURKINA
    55. BIA BURKINA
    56. BURKINA EQUIPEMENT
    57. BANQUE COMMERCIALE DU BURKINA
    58. SORUBAT
    59. SOFTNET GROUP
    60. CFAO TECHNOLOGIES
    61. LIPAO
    62. AGENCE FASO BAARA
    63. EXPERTIS
    64. BSIC
    65. SAHAM ASSURANCES
    66. FIDELIS FINANCE BURKINA FASO
    67. ALIOS FINANCE
    68. LES EDITIONS SIDWAYA
    69. L’OBSERVATEUR PAALGA
    70. LE PAYS
    71. DIACFA HIGH TECH
    72. DHL
    73. AIR France
    74. UNIVERSITE AUBE NOUVELLE
    75. INSTITUT AFRICAIN DE MANAGEMENT
    76. ISPP
    77. EDIFICE
    78. MEDIACOM
    79. TCV
    80. MEGAMONDE
    81. DIACFA MATERIAUX
    82. MARINA MARKET
    83. BISSA GOLD
    84. HOTEL LAICO OUAGA 2000
    85. LE SILMANDE GOLDEN TILUP HOTEL
    86. SPLENDID HOTEL
    87. CBAO BURKINA FASO
    88. ORABANK
    89. SONATUR
    90. SAFTRANS
    91. SBFA
    92. SN SOSUCO
    93. SOPAM
    94. WEND PANGA IMMOBILIER
    95. GRAPHI IMPRIM
    96. BESSEL EQUIPEMENT
    97. AZIMMO
    98. CGE IMMOBILIER
    99. BRUSSELS AIRLINES
    100. SN CITEC

    Cette liste peut être complétée en collaboration avec les différents ministères.

    Vous devez proposer des offres avantageuses, ce travail doit être effectué tout au long de l’année. En principe si le travail est bien fait vous pourrez écouler vos produits avec ces entreprises lors des différentes fêtes musulmanes, chrétiennes et de fin d’années . Ces types de clients sont soucieux du bon fonctionnement de l’industrie au Burkina. concernant les clients individuels discuter et les solutions viendront. la concurrence ne pardonne pas.

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    • Le 2 janvier à 01:38, par Opinion plurielle En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

      Bien merci pour l’analyse, sauf qu’il s’agirait des 99 au lieu des 100 le GROUPE NANA etant repeté.
      Le maitre mot et l’attitude la plus correcte pour un patriote, est de consommer ce qu’il produit d’abord.
      Soyons patriote, nationaliste, c’est à ce prix seul que nous survivrons. C’est en consommant ce que nous produisons que nous soutenons nos emplois je pense.
      Bien cordialement

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    • Le 8 janvier à 10:48, par Nongma En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

      Cher Internaute : La majorité des entreprises que vous avez sur la liste sont des multinationales qui reversent leurs impots et leurs dividendes à des investisseurs étrangers. Ces Firmes sont très anciennes et jouissent des monopoles hérités de notre passé coloniale. Elles vont s´enrichir au Burkina, mais elles ne contriburont pas à rendre le pays riche. Elles financent le bien-être de personnes qui vivent dans les pays qui attirent tant nos jeunes.

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  • Le 31 décembre 2018 à 12:39, par gohoga En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Bonjour à tous. Comme c’est un politicien qui a organisé la visite, il faut qu’il convainque les militants de son parti de consommer les produits fabriqués au BF. On remarque que les coûts des toutes les choses produites au BF sont exagérés.

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  • Le 31 décembre 2018 à 12:42, par Oeil En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Vraiment cette situation de SN Citec la, moi même je ne comprends pas. Y’a-t-il un responsable marketing et publicitaire la-bas ? Y’a-t-il des chargés de vente et recherche des marchés avec des grandes entreprises de consommation ?
    Ces entreprises citées par l’internaute 7 "Copa" sont à approcher, vous verrez bien que ça peut vous être utiles. Pensez-y.
    Un exemple simple, si chacune de ces entreprises a au moins 200 employés que vous gagnez un marché pour faire des dotations 4 fois par an en raison de 01 bidon de 20L par trimestre par employé. Calculez vous mêmes !
    Quittez dans votre état de pleurnichard chaque année et allez à la conquête des consommateurs. A bon entendeur salut.

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  • Le 31 décembre 2018 à 12:42, par de yam En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Vraiment fatigués de ces lamentations d’enfants pourris. Vous demandez-vous souvent si ce que vous proposés est vraiment défendable. Rien que le 24/12 dernier, j’ai pris un bidon d’huile sur lequel c’est écrit "fasor" d’origine nationale. Mais quand après j’ai voulu connaitre avec quoi cette huile est faite, j’ai seulement lu "huile végétale". pourquoi cette opacité ? Qu’êtes-vous entrain de nous faire bouffer ? Sûre que vous allez fermés si vous ne changez pas et vous ne serez ni les premiers, ni les derniers.

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  • Le 31 décembre 2018 à 13:33, par Patriota En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    C’est tout simplement un probleme de Marketing. Nos societes nationales ne font aucun effort dans ce sens. Il nya point d’innovation. Emballage nul. Comme l’a dit quelqu’un prenez le savon SN CITEC, depuis sa creation il n’a pas evolué, il est sans parfum et sans emballage. Oubliant que le Client est exigeant de nos jours, il y en a qui refuseront de consommer un produit sans emballage.
    Bref ! La faute n’est nullement de l’Etat. Les dirigeants de ces sociétés manquent simplement d’innovation. Privatisons et on vera un changement !

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  • Le 31 décembre 2018 à 13:40, par Juste En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Le député a eu le mérite de poser le problème ; aux autorités et au reste de la population Burkinabê de réfléchir "au comment solutionner le problème" ? Même si quelques personnes pensent que derrière tout ça il y a la PUB politique, elles peuvent avoir raison mais la réalité est que ces huileries ont des difficultés. On peut critiquer le marketing, la qualité des emballages ...c’est aussi le rôle de l’état d’accroitre la compétitivité de ses industriels en les donnant des formations appropriées. La majeure partie des gens opérant dans ce domaine au niveau de la zone industrielle de Bobo ne sont pas des professionnels pointus de la chose donc il y a forcément un travail à faire. Si on estime que la multitude des huileries pose problème, on pourrait par exemple construire une huilerie moderne et faire en sorte que les petites unités soient obligées de raffiner leur produit dans cette structure de référence qui sera le front-line de la raffinerie burkinabê vu de dehors. Les défauts de fabrication, le problème d’emballage, le marketing et autres dysfonctionnements seront ainsi contenus et on aura un produit de qualité à proposer en interne et hors du pays.

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  • Le 1er janvier à 15:51, par Gorko En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Chapeau à copa. Vous avez tout dit. ça ressemble à une histoire d’enfants gâtés qui veulent qu’on fasse tout pour eux et eux, vont récolter les fruits. Dans nos industries, les gens travaillent peu mais sont vachement payés. Si même les gens acceptaient de se sacrifier pour développer les unités industrielles avant de prendre de gros salaires,on pourrait comprendre. Mais, ce n’est pas ça : dèsqu’on commence, on touche gros, on ne mouille pas assez le maillot, on se plaint que ça ne marche pas. Se sont des Burkinabè qui font entrer frauduleusement l’huile dans le pays ; vous également vous êtes des Burkinabè : est-ce-que c’est le gouvernement qui doit aller rencontrer les commerçants fraudeurs pour vous afin de leur proposer vos produits ? A ce que je sache, le gouvernement ne tolère même pas les fraudes. Mais c’est des Burkinabè qui insistent pour le faire. Alors battez-vous, rencontrez les commerçants. Les taxes, il y en a partout dans le monde et notre pays n’en est pas champion. Arrêtons de nous mentir à nous mêmes en voulant payer de gros salaires à des travailleurs tous azimuts. "Des petits salaires pour mille personnes valent mieux que de gros salaire pour dix personnes". On ne peut pas forcer les gens à payer cher ce qu’ils peuvent avoir moyen cher tout simplement parce que vous voulez de gros salaires. Si vous ne changer pas de politique, les usines vont fermer les ouvriers irons au chômage. Donc, dites nous ce que vous préférez entre réduire ma masse salariale et vendre moins cher afin de préserver les emplois où rester dans ça et mettre aux ouvriers au chômage pour accuser les gouvernement ?

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  • Le 2 janvier à 01:09, par jeunedame seret En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Perruque basse à Gorko et copa ! . « C’EST L’ÉTAT, CE NE SONT PAS LES CHAMPS DE LEURS PAPAS » ; voilà comment ces travailleurs et politiciens pensent dans le for intérieur ; en donnant l’impression de regretter cette mort programmée. Ils se donnent raison de jouer à L’ENFANT GÂTÉ, car le salaire et la pension semblent garanties. Mr Juste, l’état peut bien former des hommes en marketing mais il faut aussi aux une vocation dans l’estime de soi. Et la raison de notre incivisme c’est notre antipatriotisme. Une alternative à cette morte des huileries est de vider et remplacer tous ces gestionnaires, avec des installations ou services complémentaires partout ailleurs, pour la confiance des produits ; dans un bon ciblage, pour défier la concurrence. Les consommateurs burkinabe ne sont pas compliqués. Il suffit de respecter leurs possibilités financières dans leur localisation.

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  • Le 2 janvier à 13:50, par Mr P. En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Avec semblant d’espoir venant de ces véreux c’est la mort de tous..

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  • Le 4 janvier à 09:05, par YAAM SOBA En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Internaute gorko, ton analyse est tellement plate jusqu’à tel point que je suis stupéfait. comment un intellectuel, peut avancer de tels raisonnements ? Vous dites que le gouvernement doit rencontrer les commerçants fraudeurs d’huile, n’est-ce pas ? Qu’est-ce que ce gouvernement fait pour empecher cette fraude ? Quel politique adopte notre gouvernement afin de prioriser nos huiles sur le marché ? Il faut te poser toutes ces questions avant de venir insulter inutilement l’honorable moussa ZERBO qui lutte pour le rayonnement de l’industrie burkinabé !

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  • Le 4 janvier à 09:45, par Nikiema En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    pourtant le ministre du commerce, Harouna KABORE, avait promis qu’il y’aura zéro stock d’huile. Il avait assuré les industriels que des mesures seraient prises et devraient entrer en vigueur dès septembre, pour sauver le secteur de l’huile. Sur ce point, nous sommes d’accord avec le député Zerbo, qui pointe la responsabilité du gouvernement dans cette mévente de nos huiles. On devrait obliger les cantines des établissements scolaires à consommer nos huiles au lieu de celles qui sont importées. c’est une analyse très pertinente de sa part !

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  • Le 7 janvier à 11:20, par Caro En réponse à : Economie : Les industries d’huilerie se meurent à Bobo-Dioulasso

    Combien de Bukinabè peuvent payer des bidons de 20l ? Remettez vous en question au lieu de rejetter la faute sur un quelconque bouc émissaire. Vos emballages ne sont pas attractifs, vos prix ne sont pas concurentiels. De nos jours nos voisins ont compris qu’il faut se lancer dans la vente au détail. Ils proposent des emballages de 1l, 0.5 et même 0.25l et ça sort comme des petits pains. La SN Citec commence à comprendre, j’ai vu qu’ils ont enfin abandonné leurs bidons jaune de 5l pour une emballage plus moderne et facile à transporter. Ils gagneraient plus à proposer aussi des emballages de 1l, 2l. Les autres huileries, je n’en ai jamais entendu parlé, je n’ai jamais vu leur publicité nulle part ça aussi c’est la faute à l’Etat ?

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